La cession de Marianne à Jean-Martial Lefranc prend une tournure ardue. La rédaction a donné 24 heures au repreneur pour revenir sur certaines de ses prérogatives. Ce dernier a en effet admis que le directeur de la publication serait à même d’intervenir auprès de la rédaction, autrement dit que celle-ci n’aurait pas toute liberté d’agir comme elle l’entend. Un véritable « casus belli » pour les journalistes de Marianne, qui ont déjà fait la démonstration de leur souci pour une totale indépendance de la rédaction en rejetant la candidature de Pierre-Edouard Stérin; un personnage jugé trop à droite politiquement. Si Jean-Martial Lefranc ne fait pas machine arrière, la rédaction du magazine pourrait alors se mettre en grève. Ce qui peut paraitre incongru alors que le magazine est en phase de cession. De plus, comme le révèle Challenges, le dossier de reprise de Jean-Martial Lefranc vient d’être fragilisé par le retrait de Antoun Sehnaoui, qui avait apporter environ 1 million d’euros sur les 5 du prix de vente. Bien que Jean-Martial Lefranc assure avoir toujours les fonds nécessaires pour mener à bien cette acquisition, elle semble plus compliquée à boucler depuis quelques jours.
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