Le Parlement européen a annoncé l’interdiction de l’utilisation d’outils d’intelligence artificielle (IA) sur ses appareils professionnels, invoquant des risques croissants pour la sécurité des données. Un mémo interne diffusé à cette occasion souligne que certains outils d’IA, et notamment ceux reposant sur des services cloud, ne garantissent pas que les informations soient traitées localement : des données peuvent être transmises en dehors des dispositifs et des réseaux institutionnels, exposant ainsi des informations sensibles. En conséquence, l’accès à ces services a été suspendu, tandis que les applications de bureau jugées essentielles comme les courriels, les calendriers, restent accessibles. Si la mesure s’explique principalement par des motifs de sécurité, le document évoque aussi la volonté de réduire la dépendance vis‑à‑vis des grandes entreprises technologiques, notamment américaines comme Microsoft. Le personnel a par ailleurs été invité à adopter des précautions analogues sur leurs appareils personnels et à éviter de communiquer des données sensibles à des chatbots ou autres services d’IA. Le Parlement assure poursuivre l’évaluation des risques liés à ces outils et n’exclut pas de réautoriser ultérieurement certains services, sous réserve de garanties techniques et de protections renforcées des données.