Emma Rafowicz : « Nous voulons que le Parlement européen reprenne la main sur AgoraEU »
Le projet de rapport d’Emma Rafowicz et Alice Kuhnke sur la proposition AgoraEU de la Commission européenne a été publié ce 18 mai. Emma Rafowicz était en charge des sujets relatifs à la culture, et sa consœur portait les thématiques liées à la défense de la démocratie, notamment. Dans cet entretien à ElectronLibre, la rapporteure socialiste, devenue en moins de deux ans l’une des voix les plus actives du Parlement européen sur les enjeux culturels, détaille ses orientations : retour à une logique culturelle plus affirmée, fléchage beaucoup plus précis des financements, soutien renforcé à la production indépendante et création de véritables volets dédiés à l’information et au journalisme, mais aussi à la musique.
ElectronLibre : Votre projet de rapport modifie de manière substantielle la proposition de la Commission, pour quelles raisons avez-vous estimé que c’était nécessaire ?
Emma Rafowicz : J’ai fait le pari de poser quelque chose d’assez ambitieux. C’est l’objectif que nous poursuivons au Parlement européen. Nous sommes dans un moment particulier où la culture est attaquée, et j’ai souhaité quelque chose de fort. Avant même que le rapport existe, nous avons lancé un grand cycle de consultations avec les shadow rapporteurs pour regarder les réalités de l’ensemble des secteurs culturels. Le Parlement avait également réclamé une augmentation de 10% du budget proposé par la Commission. Nous avons fait le choix de quelque chose de puissant. Il y a néanmoins une vraie nouveauté dans la proposition de la Commission : avant, le programme SERV était séparé, maintenant il y a une véritable ambition autour de l’information, et c’est louable. Mais…
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