De la culture à la “résilience démocratique” : l’Europe change de partition
Sous des airs d’hommage à la Culture, la déclaration signée hier à Copenhague par les ministres de la Culture de l’UE consacre surtout l’entrée des politiques culturelles dans le champ de la sécurité et de la supervision de l’information. Un virage qui pourrait transformer les aides européennes : moins pour la création, davantage pour les contenus jugés d’intérêt général.
Réunis à Copenhague les 3 et 4 novembre 2025, les ministres européens de la Culture ont adopté une « Déclaration sur la nécessité de la culture et des médias comme garde-fous de nos démocraties européennes ». Sur le papier, le texte célèbre la « Culture » avec un grand C, présentée comme un ciment des valeurs communes. Mais à la lecture, l’essentiel du propos glisse vers un tout autre terrain : celui de l’information – ou plus exactement de la désinformation –, devenue l’une des obsessions récurrentes des gouvernements européens.
Fiabilité des contenus
Le préambule affiche des intentions nobles : « Il est plus important que jamais de sauvegarder nos démocraties européennes et d’en garantir la résilience….
Profitez d'un accès illimité à nos articles :
Abonnez-vous dès maintenantDéjà abonné ? Connectez-vous ici. Connectez-vous ici.
Suivez-nous sur Twitter: @3l3ctr0nLibr3