Le Fonds national pour l’emploi pérenne dans le spectacle (FONPEPS) bénéficie d’une dotation budgétaire d’environ 35 à 39 millions d’euros en 2025, mais il est largement considéré comme sous-dimensionné par rapport aux besoins réels, qui seraient plutôt autour de 55 millions d’euros. Pour 2026, la situation budgétaire semble tendue. Le budget alloué par le gouvernement risque de diminuer d’environ 16 millions d’euros par rapport à 2025, ce qui conduirait à une dotation suffisante seulement pour un semestre. Le projet de loi de finances pour 2026 prévoit une dotation de nouveau autour de 35,1 millions d’euros, jugée insuffisante par les professionnels du secteur. Des amendements ont été proposés pour augmenter les crédits du FONPEPS de 3 millions d’euros afin de mieux accompagner la reprise et la pérennisation de l’emploi culturel, surtout dans les petites structures. Mais ces propositions doivent encore être adoptées. Par ailleurs, en 2025, des difficultés de financement et retard dans les versements des aides ont été signalées, avec des appels à assurer des garanties sur la continuité financière du dispositif sans ponctionner d’autres budgets culturels. La FESAC (Fédération des entreprises du spectacle vivant, de la musique, de l’audiovisuel et du cinéma) s’est alarmée de cette situation. La fédération et d’autres partenaires « dénoncent l’opacité sur les paramètres des aides envisagés par le ministère de la Culture, depuis le mois de juin dernier, qui a marqué la fin des réunions de concertation au cours desquelles les organisations professionnelles avaient été fortement mises à contribution sans pour autant s’être vues à ce jour partager le résultat de cette concertation« . La FESAC demande que soit pris un décret de prorogation du dispositif actuel.