Le tribunal judiciaire de Paris a rendu, le 18 décembre 2025, une décision qui vise à compliquer significativement l’accès aux services IPTV illégaux en France. Visées par une offensive judiciaire accrue, ces plateformes — proposées pour des abonnements mensuels souvent annoncés entre 10 et 15 € et donnant accès à des milliers de chaînes, y compris des événements sportifs majeurs — se heurtent désormais à des mesures de blocage étendues aux fournisseurs d’accès à Internet et, plus récemment, aux réseaux privés virtuels (VPN) utilisés pour contourner ces filtrages. Concrètement, la juridiction a ordonné que certains VPN empêchent l’accès aux domaines ciblés : des acteurs comme CyberGhost et NordVPN sont ainsi contraints de limiter la connexion à ces sites, ce qui rend plus difficile l’usage des IPTV pirates pour les consommateurs s’appuyant sur ces outils. Les autorités entendent par là réduire la disponibilité des offres illégales et frapper le modèle économique qui les soutient. Les premières conséquences attendues sont une hausse des prix et une détérioration de la qualité de service : des abonnements pourraient voir leur tarif augmenter, tandis que les utilisateurs signaleraient davantage de coupures et de latences dues aux contournements et restrictions successifs. Les internautes occasionnels, moins disposés à gérer ces contraintes techniques, pourraient renoncer à ces services, ce qui profiterait potentiellement aux offres légales.