Virginie Joron : « À chaque crise, la Commission s’arroge de nouvelles compétences »
Député européen, membre du groupe des Patriotes pour l’Europe, Virginie Joron siège notamment en commission IMCO, au sein des groupes de travail du Parlement européen sur le Digital Services Act (DSA) et sur le Digital Market Act (DMA), à la commission du contrôle budgétaire, ainsi qu’à la commission temporaire sur le Bouclier démocratique européen. Elle intervient régulièrement sur les questions liées aux plateformes, à la réglementation et à la souveraineté démocratique. En 2023, elle a également déposé un amendement soutenant le maintien du blocage géographique pour les œuvres protégées par le droit d’auteur. En 2026, elle va travailler sur l’Omnibus Digital, et en particulier la simplification du RGPD, ainsi que sur le « bouclier démocratique », sur lequel le rapporteur, Tomas Tobé, présentera son rapport ce mercredi.
ElectronLibre – Vous allez travailler sur l’Omnibus numérique. Quels seront vos axes de travail prioritaires ?
Virginie Joron – En effet, je travaille actuellement sur l’Omnibus Digital Package. Le volet relatif à la simplification de l’AI Act m’intéresse et j’examinerai également la simplification du RGPD. Ma position est encore en construction, mais je partage le diagnostic de la Commission : il faut simplifier. Sur le terrain, les besoins sont très concrets. Par exemple, les caméras de vidéosurveillance sont un outil essentiel pour la sécurité, mais aujourd’hui beaucoup de maires ne peuvent pas exploiter certaines images dès lors qu’elles contiennent des données dites sensibles.
Vous pensez notamment à la situation française ?
Oui. En France, la position de la CNIL est particulièrement restrictive. Or il existe un besoin réel de sécurité dans les villes, et c’est aujourd’hui une priorité majeure pour les…
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