La 6G devrait être le premier système mobile à intégrer nativement les réseaux non terrestres (NTN), une évolution majeure qui pourrait transformer la couverture et la résilience des communications à l’échelle mondiale. Contrairement à la 5G, où le support des NTN a été ajouté a posteriori (notamment avec la Release 17 du 3GPP), la 6G vise une conception des normes qui place dès l’origine une architecture unifiée combinant infrastructures terrestres et réseaux aériens ou satellitaires. Les NTN regroupent les satellites (en orbite basse LEO, moyenne MEO ou géostationnaire GEO), les drones, les plates‑formes à haute altitude (HAPS) et d’autres dispositifs aériens. Leur intégration « native » dans la 6G implique une interopérabilité conçue pour assurer une continuité de service sans rupture entre sol et ciel : plans de contrôle harmonisés, mécanismes de basculement automatique et gestion multi‑orbite adaptées aux différences de latence et de capacité. Les bénéfices attendus sont nombreux. La couverture universelle permettra d’atteindre des zones rurales, montagneuses ou isolées restées hors de portée des réseaux terrestres. La résilience sera renforcée — en cas de catastrophe, de conflit ou de panne d’infrastructure, les NTN peuvent maintenir ou restaurer la connectivité. Du point de vue des usages, l’intégration native ouvre la voie à des services variés : continuité pour les smartphones et objets connectés, accès haut débit pour véhicules et foyers isolés, solutions pour la sécurité civile et le secours d’urgence, mais aussi applications avancées comme la télémédecine à distance, l’éducation en ligne à haut débit, la réalité holographique ou les jumeaux numériques.
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