En 2025, le marché allemand de la musique enregistrée a généré 2,42 milliards d’euros, soit une progression limitée de 2,3 % sur un an, après une hausse plus bien plus nette de 7,2 % en 2024. Le streaming reste le principal moteur du marché comme dans la plupart des pays européens. Les revenus du streaming ont augmenté de 4,1 %, à 2 milliards d’euros, et représentent désormais 84,4 % du chiffre d’affaires total. À l’inverse, les recettes physiques ont reculé de 5,9 %, pour s’établir à 345 millions d’euros. Un fait remarquable pour un marché qui s’est longtemps distingué par la puissance des ventes physiques. Les ventes de CD sont particulièrement touchées, en baisse de 11,3 % à environ 175 millions d’euros, tandis que le vinyle progresse et pèse désormais 6,3 % des recettes. Cette croissance modeste, à peine supérieure au taux d’inflation annuel de 2,2 %, s’inscrit dans un contexte macroéconomique fragile. En effet, le PIB allemand n’a cru que de 0,2 % après deux années de récession. À titre de comparaison, le marché britannique a enregistré en 2025 une hausse de 4,2 %, portée notamment par une progression de 11,5 % des revenus physiques, soulignant une nette divergence des dynamiques entre les deux marchés.
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