Meta a dévoilé Muse Spark, premier produit issu de ses Superintelligence Labs (MSL), fruit d’un an de développement et de plusieurs milliards de dollars d’investissements. Meta avait essuyé un échec avec Llama 2, qui n’avait pas atteint les objectifs fixés en terme d’efficacité. Mark Zuckerberg, le patron de Meta, avait procédé à des changements dans l’organigramme. Yann LeCun qui dirigeait les remis du Lab IA de Meta avait remis sa démission. Le modèle multimodal, « construit sur mesure » pour les services de l’entreprise, est d’ores et déjà accessible via le site Meta.AI et l’application Meta AI. Meta met en avant les performances élevées de Muse Spark sur des questions visuelles en STEM et sur la reconnaissance d’entités, le positionnant en rival direct de modèles concurrents comme GPT5.4 d’OpenAI et Gemini 3.1 Pro de Google. La firme précise par ailleurs que le modèle est pensé pour apprendre et contribuer à l’amélioration de la santé des utilisateurs, et qu’il sera progressivement intégré à ses plateformes, notamment WhatsApp, Facebook et Instagram. Meta fait face à de nombreux procédures ces derniers mois, notamment sur Intagram, accusé de favoriser les comportements nocifs chez les jeunes. Pour développer Muse Spark, Meta indique avoir travaillé avec plus de 1 000 médecins, contre environ 260 impliqués par OpenAI pour son volet ChatGPT Health. Le modèle a aussi montré une capacité notable à refuser des requêtes liées à des usages dangereux, en particulier celles portant sur les armes biologiques et chimiques. Ce lancement s’inscrit dans la stratégie de Meta pour combler son retard technologique : MSL a été créé en juin 2025 et l’entreprise a acquis Scale AI pour 14,3 milliards de dollars. Pour 2026, Meta prévoit un budget global pouvant atteindre 135 milliards de dollars afin de soutenir ses ambitions en intelligence artificielle et son activité principale.