Alors qu’Ursula von der Leyen assure que l’Europe dispose des « bonnes préconditions » pour devenir un leader mondial de l’IA, Arthur Mensch dresse un constat beaucoup plus rude, et sans doute plus crédible. Auditionné à l’Assemblée nationale, le patron de Mistral AI reconnaît que l’Europe peut encore acquérir du « levier » dans la bataille technologique mondiale. Mais il souligne surtout ses faiblesses structurelles : manque d’investissements, blocages administratifs, retard énergétique et incapacité à utiliser la commande publique comme arme industrielle. L’Europe a-t-elle réellement les moyens de devenir une puissance de l’intelligence artificielle ? Entre le discours tenu la semaine dernière par Arthur Mensch à l’Assemblée nationale et les déclarations de ce matin…