Au-delà des habituels appels à l’attractivité économique, l’intervention de Daniel Kretinsky dans Le Figaro sonne comme un avertissement direct des grands capitaux. L’homme d’affaires tchèque, dont les participations s’étendent de TotalEnergies à Casino, en passant par Editis et Fnac Darty, ne cache pas ses inquiétudes face à des politiques qu’il juge « hostiles au capital et aux entrepreneurs ». À un an de l’élection présidentielle, l’investisseur insiste sur la nécessité de maintenir une ligne politique jugée « pro-business », dans la continuité de l’orientation économique actuelle. Son objectif déclaré est de chercher la croissance dans des secteurs qu’il qualifie d’essentiels comme l’énergie, la grande distribution, la logistique, plutôt que de « gérer le déclin ». Des domaines économiques où il est personnellement investi. Cette ambition se traduirait, selon lui, par une « obsession » à offrir « le meilleur service au meilleur prix » aux citoyens. L’avertissement dépasse les frontières françaises. Kretinsky exprime également ses préoccupations face à de « fortes tendances à l’autodestruction » observées en Europe, une formule qui condense ses craintes quant aux dynamiques politiques et économiques du continent.
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