ByteDance, l’éditeur de TikTok, mène des discussions préliminaires avec des banques pour un prêt offshore de 20 milliards de dollars. Selon Bloomberg, il s’agit de plus important financement de l’histoire de l’entreprise. D’après les sources anonymes recueilles par Bloomberg, cette facilité de crédit s’articulerait sur une période de trois ans, pouvant se prolonger sur cinq. Les discussions restent à un stade initial, les termes pouvant évoluer, et aucune affectation définitive des fonds n’a encore été arrêtée. Cet emprunt envisagé s’inscrit dans l’offensive de ByteDance sur les infrastructures d’intelligence artificielle. Des rapports évoquent des investissements pouvant atteindre 70 milliards de dollars cette année pour ses centres de données et l’IA, un montant susceptible de grimper à 100 milliards en 2027 si les conditions de marché se maintiennent. Ce n’est pas la première incursion de ByteDance sur le marché du crédit international. En 2024, un consortium de plus de vingt banques, chinoises et mondiales, lui avait déjà octroyé 10,8 milliards de dollars. Citigroup, Goldman Sachs Group et JPMorgan Chase pilotaient alors cette opération, dont une partie visait à refinancer un prêt de 5 milliards de dollars contracté en deux tranches dès 2021. L’ampleur de ce prêt de 20 milliards de dollars tranche avec la léthargie du marché régional du crédit. En Asie-Pacifique, hors Japon, les prêts syndiqués en devises majeures n’atteignent que 61 milliards de dollars depuis le début de l’année. Ce chiffre représente une chute de 20 % par rapport à 2025 et le niveau le plus bas enregistré en seize ans. Pour situer cette ambition, les géants américains Amazon, Alphabet, Microsoft et Meta Platforms ont collectivement alloué jusqu’à 725 milliards de dollars à leurs projets d’investissement cette année, la majeure partie de ces fonds étant destinée à la construction de centres de données liés à l’IA.