La vice-présidente de Netflix France, Pauline Dauvin, a exprimé des préoccupations concernant les nouvelles obligations d’investissement élargies pour les plateformes de streaming en France, mises en place début 2026. Dans une tribune publiée dans Le Monde, elle affirme que ces règles, destinées à promouvoir la diversité culturelle, pourraient transformer celle-ci en une simple « checklist » et menacer la liberté éditoriale des services de streaming. Pauline Dauvin soutient que ces exigences rigides risquent d’affaiblir l’écosystème de production français en imposant un cadre éditorial restrictif aux plateformes d’abonnement. Les arguments sont connus. Netflix a critiqué dès son introduction les règles européennes sur les obligations d’investissement. Le cadre issu de la réforme audiovisuelle avait fixé en 2020 un plancher d’investissement à 25 % du chiffre d’affaires généré en France pour les plateformes de SVOD, avec une répartition entre audiovisuel et cinéma à déterminer ensuite par accord professionnel. Le nouvel avenant notifié le 10 juillet 2025 à la Commission européenne ajoute un étage ciblant davantage les œuvres non-fictives, notamment le documentaire et l’animation, avec une part d’investissement supérieure et, pour les plateformes réalisant plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, un régime élargi sur les droits des œuvres acquises à l’étranger. Ce nouveau régime est dans le viseur de Netflix.
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