Culture

Sony et Warner se joignent aux plaintes contre Anthropic

Après Universal Music Publishing et BMG, c’est au tour de Sony Music Publishing et Warner Chappell de porter plainte contre Anthropic, l’éditeur du modèle d’IA Claude. Les éditeurs soutiennent aussi que Claude reproduit leurs paroles mot pour mot dans ses réponses, et que les garde-fous ajoutés après un précédent contentieux, porté par UMG, Concord et ABKCO, sont « faciles à contourner par un simple “re-prompting” » du modèle. Parmi les titres cités dans le corps de la plainte comme ayant été, selon elle, contrefaits figurent Ain’t No Mountain High Enough, All I Want for Christmas Is You, Eye of the Tiger, Livin’ On a Prayer, September, Hallelujah, Uptown Funk et Paper Rings de Taylor Swift. La plainte s’appuie largement sur le règlement de 1,5 milliard de dollars conclu par Anthropic avec des auteurs, accepté en septembre 2025 au sujet des mêmes pratiques. « Mais Anthropic considère manifestement cela comme un simple coût de fonctionnement, puisque son modèle économique tout entier continue d’être bâti sur le vol de droits d’auteur », affirme la plainte. « Et 1,5 milliard de dollars n’est évidemment pas un règlement assez élevé pour dissuader une société qui a transformé une telle infraction de masse en une valorisation vertigineuse de 2 000 milliards de dollars. » Les éditeurs s’attaquent aussi au positionnement d’Anthropic : « Malgré son image de “société d’IA éthique”, Anthropic a agi à plusieurs reprises d’une manière qui contredit cette présentation, privilégiant l’avantage concurrentiel au respect de la loi. » Dernièrement, Anthropic a lancé une fonction de watermarking qui s'applique à l'inférence. Une position qui a suscité un taulé.