Vivendi a publié ses résultats du premier semestre 2026 avec un chiffre d’affaires de 140 millions d’euros, en baisse de 3,5 % sur un an. Le groupe attribue ce recul à un effet de saisonnalité des lancements de jeux de Gameloft. Le résultat opérationnel ajusté (EBITA) ressort à 4 millions d’euros, mais ce chiffre est lourdement affecté par la rupture conventionnelle collective mise en œuvre au siège du groupe, pour un coût de 21 millions d’euros. Sans cet impact net, Vivendi dit que son EBITA se serait élevé à 25 millions d’euros. Autrement dit, le niveau opérationnel n’est pas nul, mais il reste masqué par un chantier social et de structure qui pèse encore sur les comptes. Gameloft, de son côté, affiche une progression de 10,1 % de son EBITA par rapport au premier semestre 2025, que le groupe explique par un contrôle efficace des dépenses. Vivendi insiste aussi sur l’adaptation de ses frais de structure, avec une baisse des frais récurrents de 13,8 %. Le résultat net part du groupe est un bénéfice de 28 millions d’euros. La valeur du portefeuille d’investissement s’établit à 5,117 milliards d’euros au 30 juin 2026, tandis que l’endettement financier net atteint 1,591 milliard d’euros à la même date. Ces deux indicateurs rappellent que Vivendi reste un groupe dont la lecture ne se limite pas au seul compte d’exploitation, en effet la valeur des actifs et le niveau d’endettement comptent tout autant dans l’équation.