Google refuse les obligations de Bruxelles sur le IA
Google a contesté devant le Tribunal de l’Union européenne deux décisions de la Commission européenne adoptées le 16 juillet au titre du règlement sur les marchés numériques. La première oblige le groupe à ouvrir Android aux assistants d’intelligence artificielle concurrents : dès Android 18, attendu au plus tard le 1er août 2027, ils devront pouvoir remplacer Gemini via le bouton d’accueil, proposer leur propre mot d’activation, accéder à certains contextes applicatifs et automatiser des actions. Google juge ces obligations dangereuses pour la sécurité, notamment en raison des risques liés à un microphone actif, à la lecture de l’écran et aux injections de commandes malveillantes. La seconde décision impose à Google, à partir de janvier 2027, de fournir à des moteurs de recherche et chatbots concurrents certaines données de recherche anonymisées, pour les services comptant au moins 50 000 utilisateurs mensuels dans l’Union européenne. Bruxelles prévoit des garde-fous, dont l’anonymisation, le consentement pour les accès sensibles, une conservation limitée à treize mois et des audits indépendants. Google estime néanmoins que ces données peuvent révéler des informations intimes. En cas de non-respect, l’entreprise risque une amende pouvant atteindre 10 % de son chiffre d’affaires mondial. Dans ces conditions, il est fort probable queGoogle n'active pas ses fonctions pour les utilisateurs européens, tout comme l'a fait Apple pour Siri IA.