La patience de l’Europe face à l’optimisation fiscale de certaines grandes sociétés, permise faut-il le dire par la paresse fiscale de certains membres de l’Union européenne, a enfin atteint ses limites : les rapports d’experts et enquêtes parlementaires contre ces pratiques, et contre les États qui les acceptent, fusent, et aujourd’hui même, la Commission y a ajouté son grain de sel, qui pourrait bien se transformer en grain de poivre, avec l’ouverture d’une triple enquête pour aide d’État de l’Irlande à Apple, des Pays-Bas à Starbucks et du Luxembourg à Fiat. Il ne s’agit clairement pas pour la Commission de blâmer la « nouvelle économie numérique », celle qui est souvent montrée du doigt comme étant la première à faire de l’optimisation fiscale….