Les Rencontres de la Spedidam pour la Culture qui ont eu lieu à Paris ont été l’occasion d’une piqure de rappel sur la situation réelle des droits des artistes-interprètes à l’heure du numérique, et aussi de mises au point de certains députés, qui étaient venus nombreux, et dont quelques-uns sont déçus par l’action gouvernementale. Que retenir de ces rencontres de la Spedidam ? D’abord la présentation très claire de Xavier Blanc – secrétaire général d’Apeo-Artis et directeur des affaires juridiques de la Spedidam – sur l’état des droits des artistes-interprètes aujourd’hui en France et en Europe, sur laquelle nous reviendrons. Mais aussi, et peut-être surtout, un certain ras-le-bol vis-à-vis du gouvernement qui se concentre essentiellement sur un thème : les accords Schwartz, qui étaient censés résoudre les problèmes de rémunération des artistes-interprètes, mais n’ont été signés ni par la Spedidam, ni par l’Adami qui n’étaient pas satisfaites de ses dispositions et considèrent le problème donc comme irrésolu. Le gros « hic » qui a été exprimé hier est que le gouvernement se serait servi de la négociation de ces accords, qui est intervenue au même moment que le projet de loi création,…