Le paradoxe du Brexit commence à se matérialiser, avec d’un côté des institutions et États membres qui souhaitent voir le processus de sortie avancer rapidement sans l’avoir souhaité, et de l’autre des Britanniques – y compris dans le camp du Brexit – qui appuient déjà sur le frein. Du côté nord de la Manche, Boris Johnson et David Cameron tentent de gagner du temps devant l’inévitable situation qu’ils ont tous deux contribué à créer. Il s’agit pour eux d’obtenir une sortie de l’Union Européenne lente avec – dans leurs rêves – des négociations visant à maintenir divers avantages commerciaux obtenus au fil de leurs années de membership. Mais leur cote à Bruxelles, déjà très basse du fait des caprices et chantages répétés de David Cameron depuis trois ans, ne semble pas…