L’Adami, l’organisme de gestion collective de nombreux artistes-interprètes de la musique, du cinéma et de l’audiovisuel, vient de publier ses chiffres de collecte pour 2024. Avec 91,7 M€, ils sont en légère hausse (+1,37%). La progression est surtout marquée à l’international (+64 %, soit 7,2 M€) et sur les droits exclusifs dans l’audiovisuel (+34 %). La redistribution aux artistes grimpe à 68 M€ (+15,4%), confirmant l’efficacité de sa gestion. En revanche, le soutien aux projets culturels recule de 8 %, impacté par l’arrêt RAAP, qui fragilise les modèles de financement. L’Adami, qui célèbre ses 70 ans, reste un acteur clé dans la défense des droits des artistes-interprètes. En 2025, l’organisation a plusieurs priorités : encadrer l’usage de l’intelligence artificielle, obtenir une rémunération juste sur les plateformes de streaming et faire entendre sa voix dans les négociations sur la copie privée. La réforme du droit européen pour contrecarrer les suites de l’arrêt RAAP fait également partie des dossiers importants.
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