Audition d’Olivier Schrameck, frustration du rapporteur

Aujourd’hui la commission d’enquête sur l’audiovisuel public s’est poursuivi avec Olivier Schrameck, l’ancien président du CSA (Arcom), face au députés et principalement face au député UDR, Charles Alloncle, qui en est le rapporteur. Lors de son audition par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public Olivier Schrameck a repoussé toutes les accusations, affirmant : « je n’ai jamais eu le moindre lien de subordination avec François Hollande, Monsieur Macron, ni aucune autre personnalité en dehors du collège. Je n’ai jamais reçu la moindre pression extérieure qui aurait pu influencer mes décisions ». Olivier Schrameck avait été nommé à la tête du CSA en janvier 2013 sur la proposition du président de la République de l’époque, François Hollande. A l’époque, François Hollande, qui cherchait à afficher une gouvernance prudente et républicaine d’une autorité régulatrice en pleine mutation, a donc privilégié un profil juridique et administratif plutôt qu’un professionnel issu du secteur audiovisuel. Il quittera cette entité en 2019 comme son mandat l’y oblige. « L’expérience de Madame Ernotte a été examinée à plusieurs reprises. Quant à une appréciation sur ce qui se passe aujourd’hui, je ne me considère pas habilité à la faire. » a souligné l’ancien président de l’autorité de l’audiovisuel. À propos de la neutralité et du caractère non partisan du service public : « Le service public ne peut pas être partisan, ni militant. » a répété Olivier Schrameck. Il a aussi défendu l’égalité de traitement des candidats à la présidence de France Télévisions en soulignant ne jamais avoir reçu la moindre pression dans ce cadre. A contrario, Charles Alloncle a exprimé sa frustration à l’issu de cette audition, estimant que Olivier Schrameck n’avait répondu « à aucune des questions« .