Face au piratage, les ayants droit et le Parlement attendent, encore, un signal clair de la Commission

Posté par Isabelle Szczepanski le 14 janvier 2026

Au Parlement européen, le diagnostic est unanime : le piratage des contenus, notamment en direct, prospère sur les failles du cadre actuel et alimente une économie criminelle structurée. Ayants droit et eurodéputés réclament un passage à l’acte. La Commission, elle, reconnaît les limites de son approche, sans encore s’engager à légiférer.

Réunis le 13 janvier au Parlement européen à l’initiative des eurodéputés Hélder Sousa Silva (Port, PPE) et Hannes Heide (Aut, S&D), ayants droit, diffuseurs, représentants des industries culturelles et sportives ont dressé un constat largement partagé : malgré vingt ans de débats et une recommandation européenne adoptée en 2023, le piratage de contenus – en particulier en direct – demeure massif, structuré, et de plus en plus lié à la criminalité organisée. Un diagnostic sans ambiguïté, mais qui n’a pas encore trouvé de traduction législative au niveau de l’Union.
Problème de priorités
Dès l’ouverture des échanges, Hélder Sousa Silva a insisté sur la nécessité de déplacer le débat : « La question n’est pas seulement économique. Le piratage finance des activités criminelles, pose des enjeux…

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