Depuis le 1er février 2025, La Poste a lancé un vaste mouvement de retrait de ses boîtes aux lettres : plus de 6 300 unités ont été supprimées en un an, soit une moyenne d’environ 25 boîtes retirées chaque jour. Cette réorganisation s’inscrit dans un recul durable constaté du courrier papier en France. En quinze ans, le volume traité est passé d’environ 18 milliards à 6 milliards de plis et pourrait tomber sous la barre des 3 milliards d’ici 2030. Aujourd’hui, plus de 95 % des envois correspondent à des envois professionnels, marquant la généralisation du basculement numérique chez les particuliers. Les élus locaux dénoncent des décisions prises le plus souvent sans consultation préalable. La Poste a déployé près de 6 700 points de contact alternatifs pour compenser ces suppressions, mais ces solutions exigent fréquemment des déplacements, ce qui pose un problème particulier dans les zones rurales. Le député Bastien Lachaud a demandé l’instauration d’un cadre législatif pour encadrer ces opérations. Le gouvernement, de son côté, a renvoyé vers les alternatives existantes, sans annoncer d’engagements contraignants.
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