Il y a, dans le discours sur l’état de l’Union prononcé mercredi par Ursula von der Leyen, une constante assez troublante : la faible confiance accordée au jugement des Européens. Ils doivent être protégés, certes. Et pas seulement contre la Russie, les plateformes ou les algorithmes, mais aussi contre leurs propres opinions. La mécanique n’est pas nouvelle. En 2024, candidate à sa réélection, la présidente de la…