Résultats pour « Sacem »

Jérôme Roger, SPPF « la suppression du 25% c’est plus de 4500 manifestations culturelles menacées »

Jérôme Roger, directeur général de la SPPF, tire le signal d’alarme. Une révision de la copie privée et la suppression du 25% culturel serait une catastrophe selon lui faisant peser un risque sur des milliers d’événements. Le bilan de la société des producteurs est dans le vert et la SPPF en profite pour allouer plus à son programme de soutien à ses sociétaires.

ElectronLibre : Comment jugez-vous les 6 premiers mois du nouveau Gouvernement en matière de politique culturelle ? 

Jérôme Roger : Parmi les mesures positives, il y a la prolongation et le renforcement de notre crédit d’impôt. C’est un véritable « ballon d’oxygène » pour les PME. Le soutien au régime de la Copie Privée apporté par Aurélie Filippetti est également à saluer. Je citerai aussi la lettre qu’elle a adressée à 12 ministres de la culture européens pour défendre la Propriété Intellectuelle et définir de véritables politiques culturelles. En revanche, nous regrettons son hostilité de principe à l’égard de la réponse graduée. Surtout, les sérieux doutes qu’elle a exprimés sur la création du CNM ont été ressentis comme une véritable douche froide par les professionnels de la musique.

EL : Filippetti a été beaucoup critiquée pour son volte-face sur le…

L’édition musicale en France, un bilan en trompe l’oeil

La CSDEM et la CEMF, deux associations syndicales représentant l’essentiel des acteurs français et internationaux de l’édition musicale en France, a publié son baromètre du secteur, dont la bonne santé relative ne doit pas masquer la fragilité de certains acteurs, ni les nuages qui s’amoncellent à l’horizon européen.

L’étude de la CSDEM et de la CEMF, réalisée avec le concours technique de KPMG, ne porte que sur les réponses de 53 de leurs adhérents, sur les 110 éditeurs sollicités ; mais parmi eux figurent les trois majors de l’édition musicale – Sony/ATV, Universal Music Publishing, Warner Chappell – qui représentent 80 % du chiffre d’affaires global de l’échantillon. Le périmètre considéré, avec une cinquantaine d’indépendants en plus des trois majors, recouvre une part suffisamment importante du marché global de l’édition musicale en France pour être représentatif…

Emmanuelle Guilbart «Il faut arrêter avec l’idée de la case musique»

Nous publions dans son intégralité l’entretien d’Emmanuelle Guilbart accordée à Musique Info. La directrice de France 4 et directrice générale déléguée aux programmes de France Télévisions, y aborde les relations avec la filière musique, et notamment le décalage qui existe sur les émissions consacrées à la musique. Pour Emmanuelle Guilbart, il y a des formats qui n’ont tout simplement plus leur place sur le petit écran.

EL : La musique a de fortes demandes en matière d’exposition à la télévision. Pourtant, les émissions qui y sont consacrées sont en diminution constante, d’où vient cette incompréhension ?
– Emmanuelle Guilbart : Prenons l’exemple du cinéma tout d’abord pour illustrer l’évolution des formats à la télévision. Quand on parle de cinéma à la télévision, on est en terrain connu. Un film s’inscrit dans un contexte d’obligations vertueuses, et cela même si les conditions évoluent et que les audiences évoluent aussi. Le cinéma «marche moins bien» sur les grosses chaînes hertziennes mais l’offre a été réorientée…

Une copie privée garantie sans sujets qui fâchent

La commission pour copie privée finit l’année sur un vote concernant les tablettes et les smartphones. La fédération des télécoms s’est abstenue, après avoir obtenu des abattements supplémentaires sur les smartphones.

Il ne fallait surtout pas souffler sur les braises, mais montrer que le consensus et la raison l’avaient emporté face au coup de force des « industriels importateurs ». C’était la consigne donnée à tous les ayant-droits dans ce contexte politique délicat…

Bruno Boutleux, Adami  » La gestion collective doit s’imposer « 

Nous publions dans son intégralité l’entretien de Bruno Boutleux, directeur général gérant de l’Adami, à Musique Info du 5 décembre. L’Adami se montre très en pointe dans le combat de sauvegarde de la Copie Privée, mais aussi attend une plus forte implication du gouvernement sur les dossiers importants que sont la répartition de la valeur entre les différents acteurs de la filière ou encore la relance du Centre national de la musique.

ElectronLibre : Que retenez-vous du déroulement de la mission Lescure ?
– Bruno Boutleux : Nous  l’avons dit, en prenant la loi de 85 comme matrice la mission Lescure a été lancée sur les bases que nous attendions. Notre préoccupation est de réinventer à l’ère numérique les cercles vertueux qui ont fait le succès de l’exception culturelle française pour la musique et l’audiovisuel. Mieux, ils en sont le socle.
A l’écoute des auditions il y a clairement deux tendances qui se dégagent : ceux qui s’inscrivent dans une certaine conservation ou opposition systématique, que ce soit à la réalité du net ou pour le droit d’auteur tel qu’il existe aujourd’hui. Et les autres qui savent qu’il est urgent d’adapter notre droit aux nouvelles pratiques avec l’ambition qu’Internet et culture puissent faire système et que public, ayants droit et nouveaux médias du net y trouvent leur compte. J’espère faire partie de cette dernière catégorie.
Mais au delà de ces considérations, j’entends encore…

Hadopi : le diable se niche dans les exceptions au droit d’auteur

On dit souvent que le Diable se niche dans les détails. Et c’est le sentiment que l’on a à la lecture de la synthèse des contributions reçues par l’Hadopi, suite à une consultation publique lancée en octobre 2011, sur l’effectivité des exceptions au droit d’auteur à l’heure du numérique. Un thème de réflexion beaucoup moins anodin qu’il n’y paraît, à la croisée des grandes problématiques du moment, sur la régulation du numérique et d’Internet.

Pilotée par l’ancien ministre de la Culture et membre du collège de la Haute Autorité Jacques Toubon, la réflexion lancée en octobre 2011 par l’Hadopi sur les exceptions au droit d’auteur, avec l’appui de deux experts des Labs – Christophe Alleaume, professeur de droit et Cécile Méadel, professeur de sociologie -, pour anodine qu’elle puisse paraître, parce qu’elle s’inscrit presque à la marge de la législation sur le droit d’auteur, ne s’aventure pas moins systématiquement en terrain miné.

Les 21 exceptions au droit d’auteur retenues par l’Hadopi permettent en effet de définir des espaces de liberté, dans les sphères publiques et privées, auxquels il n’est pas question de renoncer dans l’environnement numérique. C’est dans la définition de ces espaces de liberté et dans l’équilibre qu’elle permet d’introduire, entre application stricte du droit d’auteur et respect des libertés publiques et individuelles, que se joue probablement pour une part aujourd’hui le dynamisme d’une société, de sa culture, de son économie, et sa capacité d’innovation. Or garantir l’effectivité des exceptions au droit d’auteur dans l’environnement numérique, ou revoir leur nature et leur portée à la lumière des nouveaux usages qui se développent, ne va pas sans soulever de nombreuses questions, à la croisée des grandes problématiques du moment : du statut des hébergeurs à la régulation des mesures techniques de…

Copie privée, la crispation publique

Ce matin sous les ordres de Patrick Bloche, président de la commission Culture et Education de l’Assemblée nationale, quelques-uns des intervenants les plus connus du lourd dossier de la Copie Privée se sont exprimés face à des parlementaires. Les industriels ont récemment claqué la porte de la commission « Copie…

Hadopi / Vie privée : dossier classé à la CNIL

La Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL), chargée, entre autres, de veiller au respect de la vie privée des Français sur le web, vient d’annoncer la clôture des procédures à…

L’Acte II côté musique

Comment envisager l’avenir de l’industrie musicale à l’aune des évolutions juridiques et structurelles en cours ? Six acteurs majeurs du secteur tentaient de répondre vendredi 26 lors d’un débat au MaMA.

Sacem, SNEP, Adami, PRODISS, SPPF et Tous Pour La Musique, tous les grands avaient répondu présent à l’invitation du MaMA pour débattre du fameux Acte II de l’exception culturelle, et notamment au regard des missions Lescure, et Colin et Collin actuellement en cours.

Filippetti peut mieux faire

C’est Bruno Lion de TPLM qui lance les hostilités, en soulignant les problématiques principales à ses yeux: l' »utopie dangereuse pour la diversité » que constitueraient selon lui les échanges non marchands, le besoin urgent de 90 millions d’euros pour sauver la filière, et des médias trop peu régulés, qui…

Une tribune libre pour l' »Acte 2 du CNM »

Ils sont chanteurs, organisateurs de spectacles et producteur. Alain Chamfort, auteur-compositeur et interprète, Daniel Colling, fondateur du Printemps de Bourges,  Marc Thonon, fondateur du label Atmosphériques, auteurs du «  rapport Création musicale et diversité à l’ère numérique » viennent de co-signer une tribune libre en faveur du Centre nation de la musique. Le texte est publié le jour du MaMA, ce rendez-vous de la filière, dont Daniel Colling est le président. Il fait échos à la pris de position de Jean-Noël Tronc, le directeur général de la Sacem dans un entretien donné à Musique…

Jean-Noël Tronc : « Aurélie Filippetti a tenu un discours de vérité »

Jean-Noël Tronc veut jouer un grand rôle dans le paysage des industries créatives. Le directeur général de la Sacem plaide pour une re-fondation du centre national de la musique, mais se défend d’avoir souhaité qu’il soit rattaché au CNC. En fin politique, il souhaite que le cinéma comme la musique travaille main dans la main, pour ainsi dire, lorsqu’il s’agit de défendre leurs intérêts face aux politiques, et surtout à la commission européenne. Enfin, Jean-Noël Tronc n’est pas trop sévère avec la ministre Aurélie Filippetti, ce qui tranche dans le concerts de désapprobations que reçoit la locataire de la rue de Valois. (Cet entretien a été publié dans Musique Info du 10 octobre.)

ElectronLibre : le CNM abandonné, quelle est la solution selon vous pour la filière ?
– Jean-Noël Tronc, DG de la Sacem : Mais le CNM n’est pas abandonné. Le gouvernement a écarté pour l’instant l’idée de créer un nouvel établissement public et confirmé que les 90 M€ d’aides nouvelles promises en 2011 n’étaient pas budgétés : nuance !
L’idée du CNM vient de toute façon du secteur de la musique lui-même, chez qui la nécessité…

Enfin, le rapport de la Cour des comptes sur le CNC

Le voilà ! le rapport de la cour des comptes sur le centre national du cinéma.

Le Sénat avait commandé à la cour des comptes un rapport sur le fonctionnement du centre national du cinéma. Ce rapport avait fait l’objet de tous les fantasmes. Certains le disaient assassin pour l’établissement public, alors que les dirigeants de ce dernier assuraient avoir été convaincant lors des auditions. Et bien, le voilà maintenant ce fameux rapport qui commence à circuler sous le manteau avant sa publication par le Sénat.

Rapport CNC – CDC

Dans les faits, ce rapport n’est pas négatif véritablement pour la gestion des aides ou l’administration interne du CNC. Dans les grandes largeurs, comme l’avait expliqué sur ElectronLibre, son président Eric Garandeau, le système « vertueux » de financement du cinéma français n’est pas remis en cause. Pour autant, la CDC pointent…

Assises de l’audiovisuel : la Scam réclame une augmentation de la redevance de 17 euros

Financement public, marché de la publicité, pression de l’audience et métamorphose du paysage audiovisuel à l’heure du numérique multi-supports, voilà autant de thèmes qui ont été abordés lors de la journée « Auteur de vue » organisée par la Scam ce lundi.

La Société civile des auteurs multimédias avait réuni au Forum des images une trentaine d’invités prestigieux du monde des médias, du web et de la culture, qui a débattu devant une bonne centaine d’auteurs, réalisateurs et producteurs semble-t-il anxieux du sort que leur réserve l’avenir.

Financer le service publicL’occasion pour la Scam de faire entendre ses deux principales propositions aux professionnels de l’audiovisuel mais aussi aux politiques présents. D’abord, la société souhaite « briser un tabou » en augmentant la contribution à l’audiovisuel public (ex-redevance) à l’heure actuelle l’une des plus basses d’Europe et ce afin de compenser le manque à gagner de 450 millions d’euros prévu pour le service public avec la menace d’une suppression de la taxe télécom par Bruxelles – laquelle devait palier aux pertes de revenus générées par la suppression de la publicité sur les chaînes rattachées à l’Etat.
Sur ce point, la Scam souhaite à la fois élargir l’assiette, en incluant à nouveau les résidences secondaires, évincées par le passé, et augmenter le montant de cet impôt, de 5 euros en 2013, puis de 3 euros sur 4 ans, afin d’arriver…

CNM : Aurélie Filippetti s’explique… ou pas

On ne peut pas dire que la ministre de la Culture et de la Communication brille par la clarté de ses propos. Alors que dans Le Monde elle avait démoli le centre national de la musique, voulu par l’ancienne majorité, c’est dans un entretien à l’AFP que la pensionnaire…

Tempête sur la musique, Jean-Noël Tronc répond et dit tout !

L’interview de Jean-Noël Tronc, tout juste nommé directeur général de la Sacem, publiée dans le Monde a déclenché de vives réactions dans la filière musique. Le nouveau venu attaquait dans cet entretien les bases connues du centre national de la musique, sapant les efforts de tous faits jusque-là. La musique apparaissait une fois de plus désunie alors que le nouveau gouvernement bataille ferme avec l’Europe pour imposer un système de financement pérenne de la culture. Ces dans ces conditions que l’intéressé revient aujourd’hui sur ses propos dans une longue interview. Concernant le CNM, il affirme ne pas vouloir remettre en cause la charte signée par la filière, Sacem comprise, lors du dernier Midem, et qui détermine la configuration des aides. Jean-Noël Tronc se montre d’ailleurs plus proche que jamais des points de vue des producteurs. Cependant, le directeur général de la Sacem avance toujours l’idée de proposer au CNC d’ »héberger » le CNM, dans un premier temps. Sur l’Hadopi, la riposte graduée en prend pour son grade, et Jean-Noël Tronc se montre favorable à la fin de la suspension d’internet mais aussi de l’envoi des sommations aux internautes. Sans parle d’un exercice de rétropédalage, Jean-Noël Tronc clarifie largement sa vision de l’action de la Sacem en interne comme à l’extérieur, et annonce aussi la présentation de son plan stratégique lundi prochain aux salariés.

ElectronLibre : Que reprochez-vous à la riposte graduée, exactement ? Est ce à dire que vous appelez à une refonte du système avec amende, sans sommation ?

– Jean-Noël Tronc, directeur général de la Sacem : Je lui reproche d’avoir créé une sorte de double peine pour les créateurs : d’un côté, elle leur impose une exception de fait à la règle générale qui est qu’à toute contrefaçon répond une sanction ; de l’autre, elle a créé un réel malaise dans l’opinion publique et fait passer pour attentatoire aux libertés un dispositif qui est plutôt attentatoire au droit des créateurs. Tout cela sans sanction prononcée à ce jour, et pour un dispositif complexe dont une partie reste à la charge financière des sociétés des ayant-droits.

La sommation, c’est quoi ? Si je suis pris à 57 km/h sur la voie sur berge à Paris, on ne m’envoie pas un email d’avertissement, on me retire trois points à mon permis et je dois payer une amende. D’un autre côté, on ne me confisque pas non plus ma voiture. D’où mon hostilité au principe de la suspension de l’accès internet au foyer dont les conséquences pourraient être tellement pénalisantes qu’il est probable en plus que pas un juge n’appliquerait cette sanction.
Refondre le système, c’est ce que le gouvernement a annoncé. La mission Lescure aura notamment ce rôle. Il est temps de prendre un peu de temps, de faire un vrai bilan, qui montrera que le système de l’Hadopi a eu une vraie utilité.
Mais je redis que à l’heure où près de 80% de nos concitoyens sont sur le net, une autorité de régulation chargée des relations entre créateurs et utilisateurs de biens culturels est une bonne chose, une chose légitime et nécessaire. Depuis que le Conseil d’administration de la Sacem m’a élu il y a six mois, j’ai été voir des sociétés sœurs de la Sacem dans 7 pays à l’étranger, avec à chaque fois des rencontres avec des créateurs mais aussi des industriels ou des médias. J’ai été frappé de voir le décalage avec le débat chez nous. Les gens sont réellement intéressés par le modèle français. Ils en voient les limites, mais aussi les avantages.
On a tellement diabolisé cette haute autorité qu’on oublie le sens de son acronyme : «  pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet » ; « pour » et pas « contre » la diffusion des œuvres. Nos créateurs, nos éditeurs, ils se battent tous les jours pour que leurs œuvres soient plus diffusées. Moi qui me suis battu, dès que j’ai rejoint le cabinet du Premier ministre en 1997, pour la libre diffusion des données publiques, qui suis à l’origine de la création de Legifrance, qui est, aujourd’hui encore je crois, la plus grande base de données juridiques gratuite au monde, en inventant même la notion de « données publiques essentielles » qui doivent être libres de droit, je me sens très à l’aise avec ça.
Tout ce que je demande, c’est que l’on n’oublie pas le principe fondamental du droit d’auteur, qui est la liberté du créateur d’accepter ou de refuser la diffusion de son œuvre. Ce droit, c’est le premier de ses droits. Le critère de ce qui doit être sanctionné est donc, plus que jamais, le fait de diffuser l’œuvre d’un auteur sans son autorisation.
« J’ai contribué, avec d’autres, à éviter que cet excellent rapport ne devienne un enjeu d’affrontement gauche-droite »
 

EL : ?Sur le CNM (centre national de la musique) vos…