La pétition lancée par la Sacem et appelant à la défense de l’exception culturelle dans le cadre des prochaines négociations commerciales entre l’Union européenne et les États-Unis a déjà réuni plus de 500 artistes. Parmi eux on retrouve…
Lors du quatrième World Creators’ Summit organisé par la CISAC, une matinée entière était consacrée à la gestion collective, et aux enjeux qui sont les siens pour ce siècle du tout numérique. Et il en ressort qu’enfin les sociétés d’auteur ont sauté dans le train de la modernité, bon gré mal gré.
La plupart des sociétés de gestion collective du droit d’auteur en France et en Europe ont beau être « non-profit », elles sont, comme les compagnies « for profit », confrontées aux défis de l’ère tout-numérique comme la gestion de masses de données en constante augmentation ou l’amélioration des échanges à l’international et doivent aussi prouver leur efficacité et leur adaptabilité, non pas à leurs actionnaires mais à leurs sociétaires. Le tout en tentant de se débarrasser de la mauvaise réputation qui leur colle à la peau, et semble se baser sur une méconnaissance du travail effectué… selon elles. C’est peu ou prou ce qu’Eric Baptiste, président de la commission de gouvernance de la CISAC et PDG de la SOCAN (Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) a résumé pour lancer les débats autour du futur de ces organismes.
Sacem VS the world
Présent dans l’un des panels, Laurent Petitgirard, compositeur, chef d’orchestre…
On vous avait prévenu. N’attendre des Assises de l’audiovisuel, réunies le 5 juin par le ministère de la Culture, ni vision claire, ni encore moins de décisions, pour favoriser l’adaptation du secteur à la nouvelle donne du monde numérique. Rien d’autre qu’une sorte de catharsis d’un secteur où les positions sont connues d’avance et où chacun les défend dans des débats où rien ne semble jamais changer.
De la matinée sur la régulation à l’heure où les grands acteurs du Net, se jouant des frontières, viennent bouleverser le bel édifice réglementaire sur lequel se fonde l’exception culturelle, on retiendra que tout le monde convient qu’il faut s’adapter, assouplir, convaincre, favoriser l’auto-régulation, plus qu’imposer ; qu’il n’est pas question de plaquer la réglementation existante sur les réseaux numériques ; mais que personne n’a de solution et que s’il y en a une, elle ne peut être qu’européenne.
Google, comme l’a dit sa représentante Alexandra Laferrière, n’opère pas dans…
Le projet de GRD (Global Repertoire Database) initié par la Commission européenne, l’une des futures pierres angulaires de tout l’édifice des métadonnées de la musique sur Internet, va être bientôt mis sur orbite… à Londres et à Berlin. Très en pointe sur sa génèse, Paris a laissé passer l’opportunité d’accueillir son siège ou son centre opérationnel.
Alors même que la mission Lescure rendait ses conclusions sur les fondements d’un acte 2 de l’exception culturelle, la France laissait s’échapper l’occasion, potentiellement fondatrice de cet acte 2, de voir s’implanter à Paris le siège de la Global Repertoire Database – ou base de données globale des répertoires d’oeuvres musicales. Conseillé sur sa mise en œuvre par un cabinet Deloitte (UK) aux critères d’optimisation peu soucieux d’exception culturelle, le groupe de travail qui pilote le projet de GRD – composé de 14…
Lundi soir au Smithsonian de Washington, la quatrième édition du World Creators’ Summit s’ouvrait par un discours du président de la CISAC, Hervé di Rosa, et une prise de position de Jean-Noël Tronc.
Au milieu d’un « brouhaha » rendu plus puissant par l’écho du Flag Hall, c’est le peintre Hervé di Rosa qui avait l’imposante mission de lancer la quatrième édition du World Creators’ Summit pour le compte de la CISAC (Confédération Internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs, qui rassemble quelque 3 millions d’artistes et 250 sociétés de gestion collective) dont il a pris la présidence après le décès de l’ex Bee Gees Robin Gibb.
Pour lui, les principaux enjeux de ces prochains jours résident d’abord dans la communication de la part des différentes sociétés de…
La réforme d’Hadopi est l’occasion pour les députés de transformer en profondeur le droit d’auteur, en légalisant les échanges entre internautes moyennant une taxe globale sur les réseaux.
Ce sera la fin de la réponse graduée, malgré les promesses répétées de Pierre Lescure aux ayants-droit pendant les 6 mois qu’a duré sa mission sur l’acte II de l’exception culturelle. Peu de gens regretteront la fin de cette mécanique digne d’un équilibriste du droit, qui fut cependant complétée et considérablement renforcée par la commission pour la protection des droits (CPD), le bras armé de la Hadopi. En revanche, ils seront certainement plus nombreux à craindre le dérapage parlementaire qui s’annonce.
La semaine dernière fut en effet secouée par le branle-bas orchestrée par le président du CSA suivi…
Publié par Musique Info, le pré-rapport de l’Observatoire de la musique détaille le manque criant de diversité sur les antennes de la FM. La concentration est le maître mot, mais déjà ces chiffres sont l’occasion d’une polémique avec les radios.
Le pré-rapport de l’Observatoire de la musique sur la diversité musicale dans le paysage radiophonique réalisé en collaboration avec le CSA et la Sacem montre clairement une baisse de cet indice, ainsi que de la place de la francophonie sur les ondes des radios musicales. D’un point de vue général, avec 230 milliards de contacts (-2,8 % sur un an, mais toujours très au-dessus de ce que peut proposer le Web en équivalence), l’audience des 31 radios historiques retenues dans le panel de l’Observatoire de la musique a poursuivi son retrait en 2012. Cette baisse s’établit à – 19,2 % depuis 2003. Sur le nouveau panel étendu à 42 radios en 2011,…
Co-fondatrice de Yahoo Europe dans les années 90, Dana Al Salem dirige aujourd’hui la société FanFactory Ltd., spécialisée dans les outils de gestion des bases de fans dans le secteur du live. En marge de la conférence organisée sur le sujet par la Sacem au Printemps de Bourges, elle revient sur le rôle des réseaux sociaux pour l’industrie du spectacle vivant. (Interview parue dans Musique Info)
En quoi les réseaux sociaux vont-ils permettre au spectacle vivant de faire sa révolution numérique ?
« Je ne sais pas s’ils vont provoquer une revolution, c’est plutot une nouvelle manière, supplémentaire, de faire connaire le spectacle vivant. Les statistiques montrent que la plupart des gens découvrent de nouveaux spectacles en ligne : sur un site officiel, les réseaux sociaux, les plateformes de photos ou grâce à une newsletter. Sur Internet, on distingue les « utilisateurs existants » qui connaissent déjà l’événement – peut-être y ont-ils déjà participé, ou viennent-ils juste de devenir…
D’abord annoncée sur Twitter par le directeur de la radio Tropique, le décès de la chanteuse Teri Moïse, qui s’était…
Véritable indicateur de la bonne santé du secteur, le montant des droits collectés par la Sacem sur le spectacle vivant, traditionnellement révélé à l’occasion du Printemps de Bourges, est resté sur une tendance haussière en 2012, malgré un net recul de ceux perçus sur les tournées.
Le spectacle vivant affiche une nouvelle fois une tendance haussière en 2012, selon l’état des lieux du secteur que doit publier la Sacem à l’occasion du Printemps de Bourges, avec des droits d’auteur sur les concerts, festivals, tournées et spectacles divers en hausse de 3% sur un an, à 79,4 millions d’euros. Malgré un léger décrochage en 2010, ce secteur affiche une progression de 14 % sur les cinq dernières années, et atteint son plus haut niveau historique depuis le précédent record enregistré…
La mission Lescure veut préconiser une réforme complète de la copie privée. Tout est remis en cause, les montants perçus revus à la hausse et voici comment… (Publié le 12 avril)
Attention explosif ! La mission Lescure dans le cadre du fameux Acte 2 de l’exception culturelle planche sur la copie privée qui va faire du bruit, car elle change tout, absolument tout, avec un objectif majeur : concilier les demandes des ayants-droit et une modernisation du mécanisme de perception.
La commission copie privée pose problème ? Les fabricants, dénommés distributeurs par certains, ne veulent plus siéger ? Qu’à cela…
C’est fait, la Sacem vient d’annoncer par voie de communiqué qu’un accord avait été signé avec Youtube pour la répartition des revenus publicitaires…
Cette fois c’est la bonne. Guillaume Leblanc vient d’être nommé directeur général du SNEP, en remplacement de…
Que rapporte le streaming sur abonnement aux ayant droit de la musique ? Quel retour sur investissement peuvent-ils en attendre versus le téléchargement, dont le PDG de Deezer annonce la mort dans le Guardian ? Et combien d’abonnés y a t-il en France ? Quelques indicateurs glanés de ci delà, dont il convient toutefois d’interroger la fiabilité, permettent d’apporter un embryon de réponse.
Dans un article qui relate une entretien avec Axel Dauchez, PDG de Deezer, lors du dernier Mobile World Summit à Barcelone, le Guardian cite le chiffre de 60 heures de musique écoutées en moyenne par semaine par les abonnés à la plateforme de streaming française. Vérification faite, la bonne statistique est de 60 heures par mois, soit environ 900 écoutes de titres de musique d’une durée moyenne de 4 minutes (60 h x 60 min. / 4).
Autant d’éléments d’information permettant d’évaluer – à la louche, s’agissant de moyennes, et en élargissant les données de Deezer à l’ensemble des plateformes – ce que rapporte le streaming sur abonnement aux ayant droit de la musique (labels et Sacem), soit 0,0062 € par écoute (9,90 € – 19,6 % de TVA – 30 % qui vont dans les poches de la plateforme / 900). A titre de comparaison, la vente d’un titre de musique en téléchargement rapporte 0,56 € aux ayant droit (0,99 € – 19,6 % de TVA – 30 % pour la plateforme…
Selon Les Echos, la bisbille qui opposait depuis décembre la Sacem et Yourube vient de prendre fin, avec la signature d’un accord qui définit les conditions de répartition de la valeur…
De The Pirate Bay à Spotify, en passant par X5 Music, les suédois n’ont cessé de perturber le business de la musique ces dernières années. Un autre OVNI suédois du secteur, la compagnie Kobalt, s’est hissé au 5ième rang de l’édition musicale aux États-Unis, et se classe premier indépendant dans de nombreux pays.
De The Pirate Bay à Spotify, en passant par X5 Music – l’un des plus gros vendeur de musique en téléchargement en Europe, fort des droits masters acquis sur des fonds de catalogue de classique et de jazz – les Suédois semblent n’avoir de cesse de vouloir perturber l’économie de l’industrie musicale. L’émergence d’un OVNI de l’édition comme Kobalt Music, fondé par le suédois Willard Ahdritz, en est une nouvelle illustration. Avec son portefeuille d’artistes prestigieux auxquels…
La députée européenne Marielle Gallo est aux premières loges pour ce qui est des sujets concernant les sociétés de gestion collectives. L’Europe semble parfois mal appréhender ce marché si particulier. La Sacem a souvent, avec ses homologues européens, fustigé le dogme bruxellois de la libre concurrence à tout prix. Marielle Gallo revient sur les difficultés du moment. (Publié dans Musique Info du 6 mars)
EL : Quelle est votre approche des problématiques de la gestion du droit d’auteur?
– Marielle Gallo : Mon approche est de réaliser 3 objectifs: Tout d’abord, assurer une plus grande transparence du fonctionnement des sociétés de gestion collectives (SGC) et permetre aux artistes d’avoir une meilleure rémunération, ce qui protégera la diversité culturelle en Europe. Ensuite, optimiser la relation entre les SGC et les utilisateurs commerciaux pour permettre…
La cour de justice de l’Union Européenne va rendre publiques demain les grandes lignes de sa politique en ce qui concerne la Copie privée.
Demain, l’avocat général de la Cour de l’Union européenne va rendre ses conclusions dans l’affaire qui oppose Amazon et une société de gestion de droits autrichienne. Il s’agit d’une étape importante pour la politique de l’Union européenne, car elle devrait permettre de dégager un premier cadre concernant l’utilisation de l’argent perçu au titre de la rémunération pour copie privée. Une partie de la somme collectée fait l’objet d’une utilisation…
Un nouvel accord a été signé hier entre Radio France et les sociétés d’auteurs (ADAGP, SACD, SACEM, SCAM, et SDRM)….
Partie 2 – Un marché mondial de l’édition complètement déséquilibré
La brusque redistribution des rapports de forces en faveur des majors de l’édition musicale aux Etats-Unis (Partie 1) est également à l’oeuvre à l’échelle internationale. D’une certaine manière, elle a déjà eu lieu en Europe, sous des formes plus spécifiques au droit d’auteur continental. Elle devrait être renforcée par la future directive européenne sur la gestion collective du droit d’auteur, et risque d’être encore plus marquée dans le reste du monde.
Suite à une recommandation de 2005, la Commission européenne a autorisé les majors de l’édition musicale à disposer de leur propre guichet unique pour la délivrance de licences pan-européennes aux services de musique en ligne, soit sous la forme de structures ad hoc – comme la joint venture CELA entre la Gema et PRS For Music pour le répertoire anglo-américain d’EMI Music Publishing ; ou PAECOL GmbH pour celui de Sony/ATV Music Publishing… – soit via des mandats ad hoc avec une grande société d’auteurs – comme celui confié à la Sacem par Universal Music Publishing pour la gestion de son répertoire anglo-américain à l’échelle pan-européenne.
C’est ainsi qu’une gestion collective à deux vitesses s’est peu à peu mise en place en Europe, à la fois en faveur des grands éditeurs et des répertoires anglo-américains ; et le projet de directive européenne sur la gestion collective du droit d’auteur prévoit d’entériner cette situation. Toujours autorisées…
Partie 1 – Une brusque redistribution des rapports de force aux Etats-Unis
A la suite de Sony/ATV, Universal Music Publishing, numéro un mondial du secteur de l’édition musicale, a décidé de sortir de la gestion collective de ses droits d’exécution publique sur Internet aux Etats-Unis. D’autres majors de l’édition devraient suivre, au risque de fragiliser les sociétés de perception et de répartition des droits, et de pénaliser les éditeurs indépendants qu’elles continuent de représenter.
La semaine dernière, Universal Music Publishing, filiale d’Universal Music Group dans l’édition musicale (1), décidait de retirer aux sociétés de gestion collective américaines ASCAP et BMI (deux consœurs américaines de la Sacem) la gestion des droits d’exécution publique de son répertoire d’œuvres musicales sur Internet. Ce retrait, qui porte sur tous les modes de diffusion en ligne (webradios, radios interactives, streaming à la demande), prendra effet le premier juillet prochain. C’est le dernier épisode d’un mouvement de fond qui voit les majors de l’édition sortir progressivement de la gestion collective de leurs droits dans le numérique, pour aller signer des deals plus juteux en direct avec les plateformes de musique en ligne. Un mouvement initié par EMI Music Publishing en 2011 sur une partie de son répertoire, avant son rachat par Sony/ATV, qui a adopté la même stratégie après la fusion.
L’accès aux deux plus grands répertoires d’œuvres musicales – ceux issus des fusions entre Universal…
Les industries créatives combattent sur plusieurs fronts, sur le territoire nationale mais aussi et surtout au niveau européen. Ces luttes sont l’occasion de voir parfois leurs représentants se déchirer ou simplement sombrer dans la querelle personnelle. Hervé Rony, directeur général de la Scam (Société civile des auteurs multimédia), et ancien DG du SNEP (syndicat national des éditeurs de phonogrammes), connait parfaitement ce milieu où se côtoient bien souvent les mêmes personnalités depuis plusieurs années, Pascal Nègre, Pascal Rogard, Nicolas Seydoux, etc. Il analyse pour ElectronLibre l’action des industries créatives sur ce terrain, et lance un appel à l’union de toutes. (Publié le 31 janvier)
ElectronLibre : Tout d’abord que pensez vous, avec le recul, de l’action de la musique en terme de lobbying ?
– Hervé Rony : Je crois au vu des quinze ans que j’ai passé dans le secteur musical que celui-ci a surtout souffert de la brutalité inouie du changement causé par Internet et du fossé qui s’est creusé avec une partie du public. C’était très difficile d’anticiper contrairement à ce que nombre d’observateurs extérieurs au métier ont pu dire en donneurs de leçons. Ce fut un tsunami. Tout ce qui a pu être tenté et fait a semblé dans ce contexte toujours en retard d’un train. Mais je pense que contrairement aux idées reçues la musique a montré une incroyable réactivité. Quelle est de toutes les offres culturelles actuelles la plus massivement présente…
Dailymotion vient de signer avec Transparency. Il s’agit d’une société qui permet aux…
La Sacem projetait hier soir en avant-première un ovni musicalo-télévisuel inventé et produit par Bertrand Burgalat et Benoît Forgeard. L’occasion de s’interroger sur la place décroissante de la musique dans nos lucarnes.
Mercredi soir, Jean-Noël Tronc ouvrait de manière « informelle » la séance spéciale de « L’Année bisexuelle » en rappelant aux artistes, politiques et sociétaires présents dans l’amphithéâtre Debussy-Ravel l’importance de la télévision dans l’écosystème musical. Un « bel enjeu » selon lui, qui se fait crucial puisque la place de la musique sur les chaînes hertziennes a baissé de 40% tandis que les films prendraient une place de plus en plus importante…
Axel Bauer est entré dans la légende grâce au tube Cargo. Nous publions l’entretien qu’il a donné en exclusivité pour Musique Info (du 23 janvier) au sujet de la création de la Guilde des Artistes de la Musique, organe de lobbying par les musiciens pour les musiciens, qu’il a aidé à mettre sur pied, et qui veut faire entendre à l’industrie la voix de ses membres, sans play-back.
EL : Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est la Guilde des Artistes de la Musique (»GAM»), qui a eu sa première réunion le 8 janvier dernier ?
– AB : Force est de constater que tous les acteurs de la filière parlent au nom des artistes sans qu’aucun artiste ne soit présent, il nous a semblé qu’il était nécessaire de nous remettre au cœur des débats dans lesquels nous ne sommes ni invités, ni consultés.
La GAM est la parole des artistes réunis. Nous ne sommes pas un syndicat, plutôt un lobby. Les artistes eux-même montent la GAM, qui est née de l’initiative de quelques artistes dont je fais partie. Nous avons contacté des artistes de la variété, du rock, du jazz, du rap, de l’électro et du classique. Ils ont tous répondu présent car ils ont compris qu’ensemble, nous pouvons agir, car sans nous, pas d’industrie musicale ni d’iPod 80 Go.
Le 8 Janvier, une trentaine…
Le FBI ne serait pas le seul à avoir Kim Dotcom dans le collimateur. Le fondateur de MegaUpload doit aussi parfois affronter…
Qu’il s’agisse des auteurs-compositeurs et éditeurs de musique, des producteurs de phonogrammes, des plateformes de musique en ligne ou des artistes eux-mêmes, et jusqu’aux musiciens de studio, tous les acteurs de la filière musicale plaident aujourd’hui en faveur d’un nouveau partage de la valeur dans la musique en ligne ; sur la base d’une correction du transfert de valeur massif qui s’est opéré ces dernières années en faveur des intermédiaires techniques sur Internet.
« En finir avec l’exception numérique ». Le mot d’ordre lancé par Jean-Noël Tronc, directeur général de la Sacem, dans une interview accordée au quotidien Les Echos cette semaine, semble devoir fédérer l’ensemble de la filière musicale à quelques jours de l’ouverture du Midem 2013. « La question principale est celle du partage de valeur entre les industries culturelles d’un côté et les industries électroniques, informatiques et internet de l’autre. C’est-à-dire les fabricants de terminaux et les grands services marchands d’Internet. Un transfert massif de valeur s’est opéré depuis quinze ans en Europe entre ces deux…
» Il n’y a pas de blocage ! « , voilà le message de la Sacem, qui ajoute que son contrat avec YouTube est arrivé à échéance au 1er janvier 2013 – tous les autres éditeurs ont aussi vu leur contrat arriver à terme avec le portail, sauf Warner Music. La société civile est toujours en discussion avec YouTube pour…
Dans un long entretien paru ce jour chez Les Echos, Jean-Noël Tronc, le patron de la Sacem, sonne la charge contre « les industries électroniques, informatiques et internet » qui auraient, selon lui, bénéficié depuis 15 ans d’un transfert des valeurs traditionnellement créées…
Jean-François Bert a fondé Transparency. Une société née de l’Internet. Elle agit comme un tiers de confiance pour les ayants droit qui veulent surveiller l’exploitation de leurs oeuvres sur le Net. Jean-François Bert parie que 2013 sera l’année du démarrage pour ces pratiques nouvelles, qui vont vers plus de transparence, précisément.
ElectronLibre : Quel est le bilan de l’action de Transparency pour l’année écoulée ?
– Jean-François Bert : Globalement très positif, même si l’on aimerait toujours que les choses avancent plus vite. 2012 a été l’année de la concrétisation pour Transparency, puisque nous avons achevé la mise au point technique de notre offre de certification de l’usage numérique de contenus culturels (musique, cinéma, audiovisuel), y compris pour la consommation à la demande.
En clair, nous pouvons déterminer la durée et le nombre d’écoutes ou de vues des oeuvres, ainsi que le territoire où ces utilisations…