Le streaming, combien de divisions, et quel retour sur investissement ?

Que rapporte le streaming sur abonnement aux ayant droit de la musique ? Quel retour sur investissement peuvent-ils en attendre versus le téléchargement, dont le PDG de Deezer annonce la mort dans le Guardian ? Et combien d’abonnés y a t-il en France ? Quelques indicateurs glanés de ci delà, dont il convient toutefois d’interroger la fiabilité, permettent d’apporter un embryon de réponse.

Dans un article qui relate une entretien avec Axel Dauchez, PDG de Deezer, lors du dernier Mobile World Summit à Barcelone, le Guardian cite le chiffre de 60 heures de musique écoutées en moyenne par semaine par les abonnés à la plateforme de streaming française. Vérification faite, la bonne statistique est de 60 heures par mois, soit environ 900 écoutes de titres de musique d’une durée moyenne de 4 minutes (60 h x 60 min. / 4).

Autant d’éléments d’information permettant d’évaluer – à la louche, s’agissant de moyennes, et en élargissant les données de Deezer à l’ensemble des plateformes – ce que rapporte le streaming sur abonnement aux ayant droit de la musique (labels et Sacem), soit 0,0062 € par écoute (9,90 € – 19,6 % de TVA – 30 % qui vont dans les poches de la plateforme / 900). A titre de comparaison, la vente d’un titre de musique en téléchargement rapporte 0,56 € aux ayant droit (0,99 € – 19,6 % de TVA – 30 % pour la plateforme…

Kobalt, l’autre OVNI suédois de la musique

De The Pirate Bay à Spotify, en passant par X5 Music, les suédois n’ont cessé de perturber le business de la musique ces dernières années. Un autre OVNI suédois du secteur, la compagnie Kobalt, s’est hissé au 5ième rang de l’édition musicale aux États-Unis, et se classe premier indépendant dans de nombreux pays.

De The Pirate Bay à Spotify, en passant par X5 Music – l’un des plus gros vendeur de musique en téléchargement en Europe, fort des droits masters acquis sur des fonds de catalogue de classique et de jazz – les Suédois semblent n’avoir de cesse de vouloir perturber l’économie de l’industrie musicale. L’émergence d’un OVNI de l’édition comme Kobalt Music, fondé par le suédois Willard Ahdritz, en est une nouvelle illustration. Avec son portefeuille d’artistes prestigieux auxquels…

Marielle Gallo : « Nous pouvons légitimement espérer que faciliter la dissemination des oeuvres musicales va augmenter la vente de musique »

La députée européenne Marielle Gallo est aux premières loges pour ce qui est des sujets concernant les sociétés de gestion collectives. L’Europe semble parfois mal appréhender ce marché si particulier. La Sacem a souvent, avec ses homologues européens, fustigé le dogme bruxellois de la libre concurrence à tout prix. Marielle Gallo revient sur les difficultés du moment. (Publié dans Musique Info du 6 mars)

EL : Quelle est votre approche des problématiques de la gestion du droit d’auteur?

– Marielle Gallo : Mon approche est de réaliser 3 objectifs: Tout d’abord, assurer une plus grande transparence du fonctionnement des sociétés de gestion collectives (SGC) et permetre aux artistes d’avoir une meilleure rémunération, ce qui protégera la diversité culturelle en Europe. Ensuite, optimiser la relation entre les SGC et les utilisateurs commerciaux pour permettre…

Copie privée : tous les regards se tournent vers la CJUE

La cour de justice de l’Union Européenne va rendre publiques demain les grandes lignes de sa politique en ce qui concerne la Copie privée.

Demain, l’avocat général de la Cour de l’Union européenne va rendre ses conclusions dans l’affaire qui oppose Amazon et une société de gestion de droits autrichienne. Il s’agit d’une étape importante pour la politique de l’Union européenne, car elle devrait permettre de dégager un premier cadre concernant l’utilisation de l’argent perçu au titre de la rémunération pour copie privée. Une partie de la somme collectée fait l’objet d’une utilisation…

La gestion collective du droit d’auteur en péril (2)

Partie 2 – Un marché mondial de l’édition complètement déséquilibré

La brusque redistribution des rapports de forces en faveur des majors de l’édition musicale aux Etats-Unis (Partie 1) est également à l’oeuvre à l’échelle internationale. D’une certaine manière, elle a déjà eu lieu en Europe, sous des formes plus spécifiques au droit d’auteur continental. Elle  devrait être renforcée par la future directive européenne sur la gestion collective du droit d’auteur, et risque d’être encore plus marquée dans le reste du monde.

Suite à une recommandation de 2005, la Commission européenne a autorisé les majors de l’édition musicale à disposer de leur propre guichet unique pour la délivrance de licences pan-européennes aux services de musique en ligne, soit sous la forme de structures ad hoc – comme la joint venture CELA entre la Gema et PRS For Music pour le répertoire anglo-américain d’EMI Music Publishing ; ou PAECOL GmbH pour celui de Sony/ATV Music Publishing… – soit via des mandats ad hoc avec une grande société d’auteurs – comme celui confié à la Sacem par Universal Music Publishing pour la gestion de son répertoire anglo-américain à l’échelle pan-européenne.

C’est ainsi qu’une gestion collective à deux vitesses s’est peu à peu mise en place en Europe, à la fois en faveur des grands éditeurs et des répertoires anglo-américains ; et le projet de directive européenne sur la gestion collective du droit d’auteur prévoit d’entériner cette situation. Toujours autorisées…

La gestion collective du droit d’auteur en péril (1)

Partie 1 – Une brusque redistribution des rapports de force aux Etats-Unis

A la suite de Sony/ATV, Universal Music Publishing, numéro un mondial du secteur de l’édition musicale, a décidé de sortir de la gestion collective de ses droits d’exécution publique sur Internet aux Etats-Unis.  D’autres majors de l’édition devraient suivre, au risque de fragiliser les sociétés de perception et de répartition des droits, et de pénaliser les éditeurs indépendants qu’elles continuent de représenter.

La semaine dernière, Universal Music Publishing, filiale d’Universal Music Group dans l’édition musicale (1), décidait de retirer aux sociétés de gestion collective américaines ASCAP et BMI (deux consœurs américaines de la Sacem) la gestion des droits d’exécution publique de son répertoire d’œuvres musicales sur Internet. Ce retrait, qui porte sur tous les modes de diffusion en ligne (webradios, radios interactives, streaming à la demande), prendra effet le premier juillet prochain. C’est le dernier épisode d’un mouvement de fond qui voit les majors de l’édition sortir progressivement de la gestion collective de leurs droits dans le numérique, pour aller signer des deals plus juteux en direct avec les plateformes de musique en ligne. Un mouvement initié par EMI Music Publishing en 2011 sur une partie de son répertoire, avant son rachat par Sony/ATV, qui a adopté la même stratégie après la fusion.

L’accès aux deux plus grands répertoires d’œuvres musicales – ceux issus des fusions entre Universal…

Hervé Rony, « je plaide pour l’union en faisant taire les rivalités de personnes » #Gratuit

Les industries créatives combattent sur plusieurs fronts, sur le territoire nationale mais aussi et surtout au niveau européen. Ces luttes sont l’occasion de voir parfois leurs représentants se déchirer ou simplement sombrer dans la querelle personnelle. Hervé Rony, directeur général de la Scam (Société civile des auteurs multimédia), et ancien DG du SNEP (syndicat national des éditeurs de phonogrammes), connait parfaitement ce milieu où se côtoient bien souvent les mêmes personnalités depuis plusieurs années, Pascal Nègre, Pascal Rogard, Nicolas Seydoux, etc. Il analyse pour ElectronLibre l’action des industries créatives sur ce terrain, et lance un appel à l’union de toutes. (Publié le 31 janvier)

ElectronLibre : Tout d’abord que pensez vous, avec le recul, de l’action de la musique en terme de lobbying ?

– Hervé Rony : Je crois au vu des quinze ans que j’ai passé dans le secteur musical que celui-ci a surtout souffert de la brutalité inouie du changement causé par Internet et du fossé qui s’est creusé avec une partie du public. C’était très difficile d’anticiper contrairement à ce que nombre d’observateurs extérieurs au métier ont pu dire en donneurs de leçons. Ce fut un tsunami. Tout ce qui a pu être tenté et fait a semblé dans ce contexte toujours en retard d’un train. Mais je pense que contrairement aux idées reçues la musique a montré une incroyable réactivité. Quelle est de toutes les offres culturelles actuelles la plus massivement présente…

Musique à la télé : « L’Année Bisexuelle »

La Sacem projetait hier soir en avant-première un ovni musicalo-télévisuel inventé et produit par Bertrand Burgalat et Benoît Forgeard. L’occasion de s’interroger sur la place décroissante de la musique dans nos lucarnes.

Mercredi soir, Jean-Noël Tronc ouvrait de manière « informelle » la séance spéciale de « L’Année bisexuelle » en rappelant aux artistes, politiques et sociétaires présents dans l’amphithéâtre Debussy-Ravel l’importance de la télévision dans l’écosystème musical. Un « bel enjeu » selon lui, qui se fait crucial puisque la place de la musique sur les chaînes hertziennes a baissé de 40% tandis que les films prendraient une place de plus en plus importante…

Axel Bauer : «Les artistes se réveillent et se parlent !»

Axel Bauer est entré dans la légende grâce au tube Cargo. Nous publions l’entretien qu’il a donné en exclusivité pour Musique Info (du 23 janvier) au sujet de la création de la Guilde des Artistes de la Musique, organe de lobbying par les musiciens pour les musiciens, qu’il a aidé à mettre sur pied, et qui veut faire entendre à l’industrie la voix de ses membres, sans play-back.

EL : Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est la Guilde des Artistes de la Musique (»GAM»), qui a eu sa première réunion le 8 janvier dernier ? 

– AB : Force est de constater que tous les acteurs de la filière parlent au nom des artistes sans qu’aucun artiste ne soit présent, il nous a semblé qu’il était nécessaire de nous remettre au cœur des débats dans lesquels nous ne sommes ni invités, ni consultés.

La GAM est la parole des artistes réunis. Nous ne sommes pas un syndicat, plutôt un lobby. Les artistes eux-même montent la GAM, qui est née de l’initiative de quelques artistes dont je fais partie. Nous avons contacté des artistes de la variété, du rock, du jazz, du rap, de l’électro et du classique. Ils ont tous répondu présent car ils ont compris qu’ensemble, nous pouvons agir, car sans nous, pas d’industrie musicale ni d’iPod 80 Go.

Le 8 Janvier, une trentaine…

Musique en ligne : le partage de la valeur au cœur des enjeux

Qu’il s’agisse des auteurs-compositeurs et éditeurs de musique, des producteurs de phonogrammes, des plateformes de musique en ligne ou des artistes eux-mêmes, et jusqu’aux musiciens de studio, tous les acteurs de la filière musicale plaident aujourd’hui en faveur d’un nouveau partage de la valeur dans la musique en ligne ; sur la base d’une correction du transfert de valeur massif qui s’est opéré ces dernières années en faveur des intermédiaires techniques sur Internet.

« En finir avec l’exception numérique ». Le mot d’ordre lancé par Jean-Noël Tronc, directeur général de la Sacem, dans une interview accordée au quotidien Les Echos cette semaine, semble devoir fédérer l’ensemble de la filière musicale à quelques jours de l’ouverture du Midem 2013. « La question principale est celle du partage de valeur entre les industries culturelles d’un côté et les industries électroniques, informatiques et internet de l’autre. C’est-à-dire les fabricants de terminaux et les grands services marchands d’Internet. Un transfert massif de valeur s’est opéré depuis quinze ans en Europe entre ces deux…

Jean-François Bert « les plateformes ont intérêt à montrer leur bonne foi »

Jean-François Bert a fondé Transparency. Une société née de l’Internet. Elle agit comme un tiers de confiance pour les ayants droit qui veulent surveiller l’exploitation de leurs oeuvres sur le Net. Jean-François Bert parie que 2013 sera l’année du démarrage pour ces pratiques nouvelles, qui vont vers plus de transparence, précisément.

ElectronLibre : Quel est le bilan de l’action de Transparency pour l’année écoulée ?

– Jean-François Bert : Globalement très positif, même si l’on aimerait toujours que les choses avancent plus vite. 2012 a été l’année de la concrétisation pour Transparency, puisque nous avons achevé la mise au point technique de notre offre de certification de l’usage numérique de contenus culturels (musique, cinéma, audiovisuel), y compris pour la consommation à la demande.

En clair, nous pouvons déterminer la durée et le nombre d’écoutes ou de vues des oeuvres, ainsi que le territoire où ces utilisations…

Jérôme Roger, SPPF « la suppression du 25% c’est plus de 4500 manifestations culturelles menacées »

Jérôme Roger, directeur général de la SPPF, tire le signal d’alarme. Une révision de la copie privée et la suppression du 25% culturel serait une catastrophe selon lui faisant peser un risque sur des milliers d’événements. Le bilan de la société des producteurs est dans le vert et la SPPF en profite pour allouer plus à son programme de soutien à ses sociétaires.

ElectronLibre : Comment jugez-vous les 6 premiers mois du nouveau Gouvernement en matière de politique culturelle ? 

Jérôme Roger : Parmi les mesures positives, il y a la prolongation et le renforcement de notre crédit d’impôt. C’est un véritable « ballon d’oxygène » pour les PME. Le soutien au régime de la Copie Privée apporté par Aurélie Filippetti est également à saluer. Je citerai aussi la lettre qu’elle a adressée à 12 ministres de la culture européens pour défendre la Propriété Intellectuelle et définir de véritables politiques culturelles. En revanche, nous regrettons son hostilité de principe à l’égard de la réponse graduée. Surtout, les sérieux doutes qu’elle a exprimés sur la création du CNM ont été ressentis comme une véritable douche froide par les professionnels de la musique.

EL : Filippetti a été beaucoup critiquée pour son volte-face sur le…

L’édition musicale en France, un bilan en trompe l’oeil

La CSDEM et la CEMF, deux associations syndicales représentant l’essentiel des acteurs français et internationaux de l’édition musicale en France, a publié son baromètre du secteur, dont la bonne santé relative ne doit pas masquer la fragilité de certains acteurs, ni les nuages qui s’amoncellent à l’horizon européen.

L’étude de la CSDEM et de la CEMF, réalisée avec le concours technique de KPMG, ne porte que sur les réponses de 53 de leurs adhérents, sur les 110 éditeurs sollicités ; mais parmi eux figurent les trois majors de l’édition musicale – Sony/ATV, Universal Music Publishing, Warner Chappell – qui représentent 80 % du chiffre d’affaires global de l’échantillon. Le périmètre considéré, avec une cinquantaine d’indépendants en plus des trois majors, recouvre une part suffisamment importante du marché global de l’édition musicale en France pour être représentatif…

Emmanuelle Guilbart «Il faut arrêter avec l’idée de la case musique»

Nous publions dans son intégralité l’entretien d’Emmanuelle Guilbart accordée à Musique Info. La directrice de France 4 et directrice générale déléguée aux programmes de France Télévisions, y aborde les relations avec la filière musique, et notamment le décalage qui existe sur les émissions consacrées à la musique. Pour Emmanuelle Guilbart, il y a des formats qui n’ont tout simplement plus leur place sur le petit écran.

EL : La musique a de fortes demandes en matière d’exposition à la télévision. Pourtant, les émissions qui y sont consacrées sont en diminution constante, d’où vient cette incompréhension ?
– Emmanuelle Guilbart : Prenons l’exemple du cinéma tout d’abord pour illustrer l’évolution des formats à la télévision. Quand on parle de cinéma à la télévision, on est en terrain connu. Un film s’inscrit dans un contexte d’obligations vertueuses, et cela même si les conditions évoluent et que les audiences évoluent aussi. Le cinéma «marche moins bien» sur les grosses chaînes hertziennes mais l’offre a été réorientée…

Une copie privée garantie sans sujets qui fâchent

La commission pour copie privée finit l’année sur un vote concernant les tablettes et les smartphones. La fédération des télécoms s’est abstenue, après avoir obtenu des abattements supplémentaires sur les smartphones.

Il ne fallait surtout pas souffler sur les braises, mais montrer que le consensus et la raison l’avaient emporté face au coup de force des « industriels importateurs ». C’était la consigne donnée à tous les ayant-droits dans ce contexte politique délicat…

Bruno Boutleux, Adami  » La gestion collective doit s’imposer « 

Nous publions dans son intégralité l’entretien de Bruno Boutleux, directeur général gérant de l’Adami, à Musique Info du 5 décembre. L’Adami se montre très en pointe dans le combat de sauvegarde de la Copie Privée, mais aussi attend une plus forte implication du gouvernement sur les dossiers importants que sont la répartition de la valeur entre les différents acteurs de la filière ou encore la relance du Centre national de la musique.

ElectronLibre : Que retenez-vous du déroulement de la mission Lescure ?
– Bruno Boutleux : Nous  l’avons dit, en prenant la loi de 85 comme matrice la mission Lescure a été lancée sur les bases que nous attendions. Notre préoccupation est de réinventer à l’ère numérique les cercles vertueux qui ont fait le succès de l’exception culturelle française pour la musique et l’audiovisuel. Mieux, ils en sont le socle.
A l’écoute des auditions il y a clairement deux tendances qui se dégagent : ceux qui s’inscrivent dans une certaine conservation ou opposition systématique, que ce soit à la réalité du net ou pour le droit d’auteur tel qu’il existe aujourd’hui. Et les autres qui savent qu’il est urgent d’adapter notre droit aux nouvelles pratiques avec l’ambition qu’Internet et culture puissent faire système et que public, ayants droit et nouveaux médias du net y trouvent leur compte. J’espère faire partie de cette dernière catégorie.
Mais au delà de ces considérations, j’entends encore…

Hadopi : le diable se niche dans les exceptions au droit d’auteur

On dit souvent que le Diable se niche dans les détails. Et c’est le sentiment que l’on a à la lecture de la synthèse des contributions reçues par l’Hadopi, suite à une consultation publique lancée en octobre 2011, sur l’effectivité des exceptions au droit d’auteur à l’heure du numérique. Un thème de réflexion beaucoup moins anodin qu’il n’y paraît, à la croisée des grandes problématiques du moment, sur la régulation du numérique et d’Internet.

Pilotée par l’ancien ministre de la Culture et membre du collège de la Haute Autorité Jacques Toubon, la réflexion lancée en octobre 2011 par l’Hadopi sur les exceptions au droit d’auteur, avec l’appui de deux experts des Labs – Christophe Alleaume, professeur de droit et Cécile Méadel, professeur de sociologie -, pour anodine qu’elle puisse paraître, parce qu’elle s’inscrit presque à la marge de la législation sur le droit d’auteur, ne s’aventure pas moins systématiquement en terrain miné.

Les 21 exceptions au droit d’auteur retenues par l’Hadopi permettent en effet de définir des espaces de liberté, dans les sphères publiques et privées, auxquels il n’est pas question de renoncer dans l’environnement numérique. C’est dans la définition de ces espaces de liberté et dans l’équilibre qu’elle permet d’introduire, entre application stricte du droit d’auteur et respect des libertés publiques et individuelles, que se joue probablement pour une part aujourd’hui le dynamisme d’une société, de sa culture, de son économie, et sa capacité d’innovation. Or garantir l’effectivité des exceptions au droit d’auteur dans l’environnement numérique, ou revoir leur nature et leur portée à la lumière des nouveaux usages qui se développent, ne va pas sans soulever de nombreuses questions, à la croisée des grandes problématiques du moment : du statut des hébergeurs à la régulation des mesures techniques de…

L’Acte II côté musique

Comment envisager l’avenir de l’industrie musicale à l’aune des évolutions juridiques et structurelles en cours ? Six acteurs majeurs du secteur tentaient de répondre vendredi 26 lors d’un débat au MaMA.

Sacem, SNEP, Adami, PRODISS, SPPF et Tous Pour La Musique, tous les grands avaient répondu présent à l’invitation du MaMA pour débattre du fameux Acte II de l’exception culturelle, et notamment au regard des missions Lescure, et Colin et Collin actuellement en cours.

Filippetti peut mieux faire

C’est Bruno Lion de TPLM qui lance les hostilités, en soulignant les problématiques principales à ses yeux: l' »utopie dangereuse pour la diversité » que constitueraient selon lui les échanges non marchands, le besoin urgent de 90 millions d’euros pour sauver la filière, et des médias trop peu régulés, qui…