Meta, la maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp, a fortement réagi à une nouvelle législation australienne, la qualifiant de « discriminatoire et rétroactive ». Dans un communiqué publié jeudi, l’entreprise a exprimé son opposition à cette législation qui impose un impôt sur certaines entreprises étrangères. Meta souligne que cette initiative pourrait avoir des conséquences significatives sur le fonctionnement des entreprises concernées et remet en question la légitimité de telles taxes. Il s’agit très d’une taxe australienne visant les entreprises multinationales / étrangères, dans le cadre d’une réforme fiscale plus large, et non d’une taxe spécifique à Meta seule. L’Australie applique déjà plusieurs taxes pouvant concerner des groupes étrangers, notamment la GST de 10 % sur la plupart des biens et services. Les entreprises étrangères peuvent aussi être concernées par des obligations d’enregistrement et de conformité à la GST, y compris pour certains services numériques fournis en Australie. Le pays prélève aussi un impôt sur les sociétés de 30 %, avec un taux réduit de 25 % pour certaines entités sous seuil de chiffre d’affaires. Une réforme évoquée dans la presse financière prévoit d’augmenter les impôts sur les bénéfices des multinationales afin de générer des recettes supplémentaires. La réaction de Meta à une mesure jugée « discriminatoire et rétroactive » suggère que la taxe vise particulièrement des groupes étrangers ou des activités transfrontalières plutôt que les entreprises australiennes locales.