Paramount vient d’engager des discussions avec la Commission européenne, afin de sécuriser le feu vert réglementaire pour sa fusion colossale de 110 milliards de dollars avec Warner Bros. Discovery. Au cœur de ces échanges, la Commission examine des « remèdes » potentiels. Parmi ceux-ci, un désengagement de Paramount de son partenariat de distribution cinématographique avec Universal Pictures sur plusieurs marchés internationaux figure comme une concession envisagée. La Commission doit statuer sur une décision initiale avant le 7 juillet, et déterminer une éventuelle enquête approfondie d’ici le 14 juillet. Si cette fusion a déjà obtenu l’aval du Département de la Justice américain et de plusieurs autres régulateurs, notamment en Afrique du Sud, en Chine et en Australie, le parcours reste semé d’embûches. Des obstacles majeurs persistent, en particulier la menace d’une action en justice émanant de procureurs généraux d’États américains. Le calendrier pèse lourdement : un défaut de finalisation de la fusion avant le 30 septembre déclenchera le versement par Warner Bros. Discovery d’un « ticking fee » de 0,25 $ par action pour chaque trimestre de retard. Pire encore, un échec définitif imputable à des blocages réglementaires contraindrait Paramount à s’acquitter d’une indemnité de résiliation de 7 milliards de dollars.