Alliance entre GEMA, PRS et Stim

Trois des plus grosses sociétés de gestion collective du droit d’auteur (la britannique PRS, l’allemande GEMA et la suédoise Stim) viennent d’annoncer avoir conclu un accord qui « simplifiera le licensing des droits musicaux et leur traitement à la fois au niveau national et pan-Européen ». Pour ce faire, la GEMA va prendre des parts dans l’ICE (International Copyright Enterprise), une joint-venture de Stim et PRS. Les trois sociétés vont par ailleurs mettre en place un hub commun pour le licensing de l’ensemble de leurs répertoires, dont elles promettent qu’il résultera en des paiements plus précis et plus rapides pour les auteurs compositeurs et qu’il offrira aux services numériques pan-Européens plus de facilité, puisque cet interlocuteur unique réduira le nombre de transactions et de négociations, tout en permettant d’étendre à leur services des offres de licensing habituellement réservées aux services de musique traditionnels. Chez CMU, le patron de PRS confirme que ce nouvel accord « veiller[a] à ce que les auteurs-compositeurs, compositeurs et éditeurs de musique soient payés le bon montant d’argent, plus rapidement, plus précisément et à moindre coût ». Un pas donc vers la modernisation que réclamaient de nombreux intervenants lors du World Creators’ Summit organisé au début du mois par la CISAC. Cette marche forcée vers une sorte de meta-société pan-Européenne, encouragée par la récente directive de cette même Europe, justement, n’est pourtant pas pour plaire à tout le monde, et plusieurs sociétés s’en sont déjà inquiétées, redoutant que la simplification ne se fasse au détriment des spécificités nationales dans la chaîne de financement, notamment.

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