Libération, le plan Ledoux vraiment pas bien parti

Libération est toujours dans une position très inconfortable. Les ventes sont au plus bas (30 000 ex en novembre en kiosque) et la direction se heurte à un refus des salariés concernant le plan d'économie. L'idée d'installer un restaurant sur la terrasse a été heureusement abandonnée, et celle d'un déménagement repoussée aussi par l'actionnaire Bruno Ledoux. Cependant, les salariés vont avoir à se prononcer dans le cadre d'un plan aux contours inédits à partir du début février. Basé sur le volontariat, celui-ci prévoit que chaque salarié se prononce individuellement sur une baisse de son salaire. Deux options sont possibles, une baisse de 10% sur deux ans ou alors assortie d'une baisse son temps de travail de 20%. L'objectif de la direction est d'atteindre un seuil de 2,5 millions d'euros d'économie (sur un total de 20 millions de charge salariale sur un an). De plus, la direction négocie avec l'imprimeur : l'horaire de bouclage serait avancée à 20 heures contre 21 heures 30 actuellement. Une économie de 1 million d'euros serait alors dégagée par an. La semaine dernière, les représentants du personnel se sont réunis pour donner leur avis, et il ne fut pas positif. Ajouter à cela le fait que les salariés semblent bien du même avis, l'avenir de Libération est toujours aussi trouble.

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