Face à l’atonie de la rue de Valois la SPPF monte le volume

La rue de Valois semble pas avoir pris conscience des conséquences de l’affaire liée à l’arrêt de la CJUE sur les irrépartissables. En tout cas, l’urgence n’est pas à l’ordre du jour de la ministre Roselyne Bachelot. La SPPF, la société des producteurs indépendants, qui vient de connaître une assemblée générale annuelle marquée par cette affaire, a décidé d’interpeler publiquement le ministère de la culture. « Il faut absolument que le Gouvernement prenne à bras le corps ce sujet aussi bien qu’il a pris en compte les graves difficultés du spectacle vivant. Il en va de la vie des producteurs indépendants qui sont la garantie de la diversité », souligne la SPPF. De même la Spedidam a aussi réagi dans un communiqué à cette affaire : la Spedidam « estime que cet arrêt entraînera une baisse de plus de 30 % des ressources allouées aux actions d’aides à la création, à la diffusion du spectacle vivant, à l’éducation artistique et culturelle, à la formation et plus particulièrement à l’emploi d’artistes ». La SPPF a également publié les chiffres de son activité sur l’année 2019. Les perceptions se sont élevées à 33,9 millions d’euros (35,6 millions en 2018). Les répartitions sont en croissance 11,5% avec 26,83 millions d’euros. 8,76 millions d’euros ont été distribués au titre des aides.

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