La presse pousse aux taxes

Après Google, ce sont les appareils connectés qui sont dans le viseur de la presse française. Bien installés, repus de subventions, malgré un désamour sans pareil de leurs lecteurs, les éditeurs se sont montrés en faveur de la taxe sur les appareils connectés défendue par Aurélie Filippetti. La presse tente ainsi certainement de prendre le train en marche. Ce qui n'est pas sans poser plusieurs problèmes. Le premier est que l'Elysée n'a toujours pas arbitré en faveur de la CTC. Aux dernières nouvelles d'ailleurs, la priorité serait donnée à une extension de la redevance aux tablettes et aux smartphones. Celle-ci viendrait abonder les finances de France Télévisions. En deuxième, la CTC aurait un rendement de 85 millions d'euros par an. Les usages sur ces appareils sont largement pour la musique et la vidéo, et ensuite la lecture. Et encore, dans ce dernier cas, il s'agit d'un terme généraliste, dans lequel la presse est encore une subdivision. La rémunération finale pour les éditeurs pris sur le produit de la CTC serait donc forcément dérisoire.

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