Offre légale : Les séries tv et les films à la ramasse…

L'Hadopi lance un baromètre de l'offre légale. La première mouture confirme largement la bonne présence de la musique sur les plateformes mais aussi la débandade des film et des séries tv. 

La Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet vient de diffuser la première vague de son baromètre de l'offre légale (réalisé avec Harris Interactive) en forme de relatif satisfecit. La haute autorité montre par cette étude qu'il existe une différence importante entre les types de biens culturels consommés en ligne. Entre la musique, la vidéo ou l'édition, les appréciations des consommateurs divergent considérablement, et un classement prend forme. Avec en définitive une bien belle marge de progression pour les séries télévisées...

L'indice composite d’attractivité de l’offre légale, créé pour l'occasion par la DREV (Département Recherche, Etudes et Veille), est à l'heure actuelle à 60/100, même si certains domaines tirent le résultat vers le bas. C’est par exemple le cas des séries télévisées, qui sont à la traîne à la fois pour la facilité à trouver, pour la richesse et la variété ainsi que pour le degré de nouveauté ! Un score passable pratiquement parfait pour ce type de contenu, qui est pourtant l'un des plus demandé et apprécié par les consommateurs, et qui truste aussi les hauts des classements du piratage... Il n'y a pas de fumée sans feu.

Le Day to date préconisé par la mission Lescure

Résultat, le taux de satisfaction d'ensemble pour les séries plafonne à 56% soit un indice d'attractivité de 58. Même constat pour les films (qui récoltent un taux global de satisfaction de 52% seulement et un indice d'attractivité de 57), et sans surprise puisque ces deux secteurs étaient déjà pointés du doigt par une précédente étude de l'autorité. Les jeunes publics (15-24 ans et 25-39 ans) se montrent par ailleurs plus difficiles à satisfaire que leurs aînés (leurs notes moyennes sont respectivement de 5,8 et de 6,2/10, contre 6,7 chez les 40 ans et +). Le problème du prix reste extrêmement présent, en particulier pour les logiciels, bien que les consommateurs reconnaissent la qualité technique des offres légales sur tous les domaines... et en particulier les logiciels. Pour les films et séries, ce résultat montre une fois de plus qu'un travail de fond est à réaliser sur la chronologie des médias, la numérisation et l'accessibilité.

Les suggestions de la mission Lescure sauront peut-être orienter ce marché vers la modernité qu'en attendent les internautes consommateurs de biens culturels. Celle-ci serait d'ailleurs enclin à proposer une remise à niveau des délais de la video à la demande pour les séries. Point de chronologie des médias sur ce point, mais pour Pierre Lescure l'obligation de convaincre chaînes, studios et plateformes de se mettre autour d'une table pour s'entendre. La disponibilité d'une série diffusée aux Etats-Unis le jour même sur la Vod en France, ravirait les fans...

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Rédigé par Diane Saint Réquier

Journaliste presse écrite, web, radio. Passionnée de politique, de culture et de nouvelles technologies.