Les priorités du SNEP: crédit d’impôt, exposition des artistes, et Value Gap

Le nouveau conseil syndical est présidé par Olivier Nusse qui a fixé le cap de son action et les priorités du SNEP.

Le nouveau bureau du SNEP a été voté hier lors de l’Assemblée générale annuelle du syndicat. Comme nous l’annonçions, c’est le Pdg d’Universal Music France, Olivier Nusse, qui succède à Stéphane Le Tavernier. Il sera épaulé par Bertrand Burgalat, en tant que Vice-Président. Un temps pressenti, Mehdi EL Jaï de Verycords accède également au conseil syndical du SNEP, aux côtés de Thierry Chassagne, Pdg de Warner Music France et actuellement président de la SCPP, et donc l’ancien président Stephane Le Tavernier.

Comme l’a annoncé Olivier Nusse, il reste de nombreux défis pour le syndicat, dans un contexte économique heureusement plus favorable depuis le retour de la croissance. Une embellie somme toute fragile dans un secteur où le poids des ventes de CD reste fort. La mutation vers le « digital » doit maintenant s’accélérer. Comme nous l’avons révélé, Spotify devrait d’ailleurs très bientôt être numéro en France, devant Deezer, et conduire ainsi la croissance.

Médias, Crédit d’impôt, Value Gap

Olivier Nusse a fixé le cap pour son mandat : « Dans un marché de la musique enregistrée qui a retrouvé le chemin de la croissance, les défis restent nombreux et le rôle des producteurs dans l’accompagnement des talents est clé ». Les priorités sont donc les suivantes, et elles n’ont guère variées depuis quelques temps. Il s’agit en premier lieu de pérenniser le soutien à la production par le crédit d’impôt. Sur ce dossier, le SNEP et l’UPFI travaillent en bonne intelligence pour convaincre Bercy de ne plus limiter la durée de cette mesure. Second point : une meilleure exposition des artistes à la radio et à la télévision. Ces deux médias demeurent des vecteurs forts de prescription de la musique. Enfin, le SNEP, suivant en celà la consigne générale donnée par l’IFPI, souhaite « la défense d’un écosystème musical plus favorable à la rémunération de la création, qui passe à la fois par la correction du value gap et par une politique volontariste de lutte contre les contenus illicites ». Cela tombe à pic, puisque la commission JURI a justement avancée dans ce sens, hier, en votant la directive droit d’auteur.

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Rédigé par Emmanuel Torregano

Redacteur en chef

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