Le mythe d’un droit d’auteur européen plus protecteur vacille face à l’IA
L’opposition entre un droit d’auteur européen « fort » et d’un copyright américain affaibli notamment par le fair use est peut-être devenue trop simpliste pour décrire les évolutions en cours en matière d’IA. Si les tribunaux américains continuent de restreindre le champ du fair use tandis que l’Union européenne ne renforce pas les moyens de preuve des ayants droit, le paradoxe pourrait être de voir le droit européen devenir moins protecteur pour les auteurs que le droit américain. Pendant plusieurs années, le débat européen sur l’intelligence artificielle s’est construit autour d’une hypothèse largement admise : contrairement aux États-Unis, l’Union européenne disposerait d’un droit d’auteur plus favorable, par définition, aux créateurs, et en conséquence les créateurs européens seraient mieux lotis face aux développeurs d’IA que les créateurs américains. Les évolutions récentes…